Climat: il y a urgence à ratifier l’accord de Paris

Le 04 mai 2016 par Valéry Laramée de Tannenberg
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Une tonne de CO2, c'est plus gros qu'un bus.
Une tonne de CO2, c'est plus gros qu'un bus.
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Le conseil des ministres a adopté le projet de loi visant à la ratification de l'accord de Paris.

C’était la matinée de toutes les urgences, ce mercredi 4 mai, en conseil des ministres. Durant cette traditionnelle réunion gouvernementale, le président de la République a dû, coup sur coup, donner son imprimatur à deux projets de loi appelés à être votés très prochainement.

 

Le premier aura pour vocation de proroger l’état d’urgence, en vigueur depuis le 20 novembre, jusqu’au 26 juillet prochain. Pour commencer.

 

Créer de 100.000 à 350.000 emplois

 

Le second vise à autoriser la ratification de l’accord de Paris, conclu à l’issue de la COP 21, le 12 décembre dernier.

 

L’étude d’impact du texte estime que la décarbonation de la société à laquelle contraint l’accord de Paris serait positive pour la France: apportant «un supplément annuel moyen de PIB estimé à 25 milliards d’euros sur la période 2014-2035 et un supplément annuel moyen de 100.000 à 350.000 emplois sur la même période».

 

Il y a effectivement urgence à ratifier l’accord pour lui donner force de loi. Son entrée en vigueur est conditionnée par sa ratification par un minimum de 55 pays, à l’origine de 55% au moins des émissions anthropiques de gaz à effet de serre (GES). Au dernier recensement, réalisé par le World Resources Institute, seules 16 ratifications ont déjà été notifiées à l’ONU. Des pays qui rejettent, chaque année, l’équivalent de 0,04% des émissions de GES.



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