Climat : Guerre ou paix ?

Le 07 septembre 2010 par Valéry Laramée de Tannenberg
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Depuis quelques années, les stratèges anticipent la multiplication de conflits déclenchés par les conséquences du changement climatique. En 2003, Peter Schwartz et Doug Randall, deux futurologues américains mandatés par le secrétariat à la Défense, s’étaient livrés à un exercice de prospective dans lequel ils décrivaient de nombreuses régions du monde agitées par des conflits climatique.

Plus récemment, de nombreux experts ont estimé que la chute de la pluviométrie dans l’Afrique sahélienne pouvait avoir contribué au déclenchement de la guerre du Darfour.

Faux, réplique Halvard Buhaug. Dans un article à paraître dans les Annales de l’académie des sciences américaine (PNAS), ce chercheur à l’institut de la recherche sur la paix d’Oslo estime qu’aucune donnée ne permet de lier changement climatique et guerre civile africaine. « La variabilité climatique en Afrique ne semble pas avoir d’impact significatif sur le déclenchement de guerres civiles », affirme-t-il à la BBC.

Dans son papier, Halvard Buhaug critique notamment un précédent article, également publié dans les PNAS. Signé de Marshall Burke (université de Berkeley) et de collègues britanniques et américains, l’article annonçait notamment que l’augmentation de 1°C de la température moyenne en Afrique accroîtrait de 49% le risque de déclenchement de guerre civile.

Or, note le chercheur norvégien, l’étude de Burke et de ses co-signataires ne porte que sur la période 1981-2002. Et depuis 8 ans, le thermomètre a grimpé en Afrique, les épisodes de sécheresse se sont multipliés, sans pour autant que le nombre des conflits armés augmente. Bien au contraire.



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