Climat: des projections toujours plus fines, dans le temps et l’espace

Le 02 décembre 2013 par Valéry Laramée de Tannenberg
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Les changements climatiques en Europe à 12 km près.
Les changements climatiques en Europe à 12 km près.
CNRS

La demande des politiques aux climatologues est claire: préciser les zones qui seront touchées par les conséquences des changements climatiques. Un exercice de très haute volée, tant il implique de grosses simulations informatiques. Jusqu’à présent, et le premier tome du 5e rapport du Groupe intergouvernemental d’experts sur l’évolution du climat (Giec) en est témoin, les projections climatiques pêchent encore par leur précision, tant géographique que temporelle.

Mais les progrès sont rapides. En juin dernier, le Centre européen de recherche et de formation avancée en calcul scientifique (Cerfacs) présentait une nouvelle méthode de prévision, à 10 ans, des conséquences des changements climatiques. Une sacrée avancée réalisée dans le cadre du programme Preclide, auquel participent aussi les chercheurs de Météo France et des universités de Reading et de Toronto. Voilà pour le temporel.

Une résolution de 12 km

Pour le géographique, une équipe internationale -le Centre national de la recherche scientifique (CNRS), Météo France, le Commissariat à l’énergie atomique (CEA), l'université de Versailles Saint-Quentin (UVSQ) et l'Institut national de l’environnement industriel et des risques (Ineris)- vient de franchir une étape décisive. Ces climatologues ont réalisé et analysé un ensemble de projections climatiques sur toute l'Europe d'une résolution sans précédent (12 kilomètres), en affinant les simulations globales réalisées pour le dernier rapport du Giec. Réalisées dans le cadre du projet européen Euro-Cordex, ces simulations, pour le XXIe siècle, offrent une représentation beaucoup plus fine des phénomènes locaux et des événements extrêmes.

+ 1°C à 5°C en Europe d'ici à 2100

Les premières analyses confirment un accroissement sensible de la fréquence de ces événements: pluies intenses, vagues de chaleur et périodes de sécheresse. Elles prévoient aussi une hausse des températures en Europe de 1°C à 5°C, selon les régions et les saisons, d'ici la fin du XXIe siècle.

L'Europe du Sud devrait subir un réchauffement beaucoup plus rapide que l'Europe du Nord en été, et le réchauffement hivernal serait plus rapide sur l'est et le nord de l'Europe.

Les précipitations devraient être plus fortes sur le nord de l'Europe et plus faibles sur le sud. Dans pratiquement tout le Vieux monde, les simulations projettent une fréquence accrue des précipitations intenses, phénomènes bien mieux représentés qu'auparavant grâce à la haute résolution obtenue. Des périodes sèches plus longues et des vagues de chaleur plus fréquentes sont annoncées.

La France, quant à elle, a un futur contrasté avec une augmentation marquée et généralisée des précipitations en hiver, ainsi qu'une augmentation des périodes sèches en été, particulièrement dans sa partie méridionale.



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