Climat: des évènements extrêmes toujours plus fréquents

Le 22 mars 2018 par Romain Loury
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La Seine en crue, juin 2016
La Seine en crue, juin 2016

Inondations, sécheresses, canicules, incendies deviennent plus fréquents, confirme un rapport publié jeudi 22 mars par les académies européennes des sciences. Depuis 2004, le nombre d’inondations aurait ainsi doublé à travers le monde.

 

Ce document constitue une actualisation d’un précédent rapport, publié en 2013 par le Conseil scientifique des académies des sciences européennes (EASAC), qui faisait déjà état d’une hausse de la fréquence des évènements climatiques extrêmes, en lien avec le réchauffement en cours. Reprenant de nouveaux résultats, l’EASAC confirme la tendance à la hausse de ces épisodes.

La tendance est particulièrement inquiétante pour les inondations, dont le nombre a quadruplé depuis 1980 et doublé depuis 2004 à travers le monde. Les effets climatiques, tels que les épisodes de sécheresse, de canicule et les incendies, ont doublé depuis 2000.

Deux fois plus d’ouragans

Idem pour le nombre d’ouragans, dont le coût annuel, aux Etats-Unis, est passé de 10 milliards à 20 milliards de dollars annuels entre 1980 et 2015. «De nouvelles données confirment nos conclusions initiales: il y a, et continue à y avoir, une hausse significative des évènements climatiques extrêmes, ce qui rend l’adaptation au changement climatique toujours plus urgente», explique Michael Norton, directeur du programme environnement de l’EASAC.

Le Gulf Stream s’affaiblit

L’EASAC revient par ailleurs sur la question de la circulation méridienne de contournement atlantique (AMOC), système de courants qui renferme notamment le Gulf Stream, dont la dérive nord-atlantique vient réchauffer les côtes françaises. Selon les académies, ce courant semble bien en cours de ralentissement, peut-être du fait de la fonte polaire.

Le ralentissement, qu’une étude de 2005 a estimé à 30% sur 50 ans (sur la base de données alors limitées), se poursuit, confirme l’EASAC. Celui-ci reconnaît toutefois que l’ampleur des conséquences climatiques sur l’Europe du nord-ouest fait encore l’objet d’incertitudes.

Fonte polaire et jet-stream

Autre élément évoqué, l’effet de la fonte polaire sur le jet-stream, qui expliquerait le lien entre le réchauffement aux hautes latitudes et la survenue d’hivers extrêmes en Amérique du Nord et en Europe. Selon l’EASAC, de récents travaux suggèrent que ce signal dépasse désormais la variabilité naturelle, là aussi avec des conséquences directes sur le climat européen.



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