Climat: ça chauffe au G8

Le 18 juillet 2006 par Laure Pollez
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«Nous ne pouvons parvenir à la sécurité énergétique sans nous attaquer aux conséquences environnementales de la consommation d’énergie – notamment notre actuel modèle qui repose exagérément sur les carburants fossiles». C’est sur ce ton que Koffi Annan s’est adressé aux dirigeants des 8 pays les plus industrialisés de la planète, regroupés ce week-end en sommet à Saint-Pétersbourg, en Russie.
Ce sommet du G8 s’était attiré d’emblée le scepticisme des ONG environnementalistes, déçues de voir le réchauffement climatique relégué hors de l’agenda, un an après les promesses du précédent sommet, à Gleeneagles.
Manifestement, Koffi Annan n’a pas été le seul sensible aux arguments des écologistes. Le président français, Jacques Chirac, s’est efforcé de relayer leurs préoccupations avec des mots qu’il a fait résonner largement au-delà de l’enceinte de la rencontre: «Nous ne pouvons pas discuter de sécurité énergétique en faisant l'impasse sur le changement climatique. L'humanité danse sur un volcan», aurait-il dit dès la première séance de travail.
Au final, le G8 s’est fendu d’une déclaration qui reflète la cacophonie et la paralysie mondiales qui règnent dans ce dossier. Selon l’AFP, les dirigeants ont reconnu avoir «diverses approches pour faire face aux problèmes indissociables que sont la sécurité énergétique, la maîtrise de la pollution atmosphérique et la réduction des gaz à effet de serre responsables du changement climatique à long terme» ; mais ils promettent de «continuer d’œuvrer pour réduire les gaz à effet de serre et relever efficacement le défi de la lutte contre le changement climatique». Se félicitant des progrès accomplis lors de la première réunion du Dialogue de Gleeneagles sur le changement climatique, l'énergie propre et le développement durable, le 1er novembre 2005, ils fixent un rendez-vous en octobre 2006, pour la prochaine réunion ministérielle qui se tiendra à Mexico
A la veille de la première visite à Paris, mardi et mercredi 18 et 19 juillet 2006, du Premier ministre canadien Stephen Harper, le communiqué précise également que «ceux d'entre nous qui ont pris l'engagement de réussir la mise en oeuvre du protocole de Kyoto soulignent l'importance qu'ils y attachent». Ces derniers temps, la tension est montée entre Paris et Ottawa, le Canada montrant quelques réticences à appliquer le protocole de Kyoto.


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