Climat: après Cancun, le monde se réunit à Bangkok

Le 05 avril 2011 par Célia Fontaine
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Plus de 1.500 participants de 173 pays différents se réunissent du 3 au 8 avril à Bangkok (Thaïlande) afin de poursuivre les pourparlers sur la lutte contre le réchauffement de la planète.
 
Dans le prolongement du sommet de Cancun de 2010, les gouvernements «ont l'opportunité d'avancer et de terminer le travail concret sur lequel ils se sont mis d'accord», a déclaré Christiana Figueres, la secrétaire exécutive de la Convention-cadre de l'ONU sur le changement climatique (CCNUCC) dans un communiqué du 4 avril.
 
Pour rappel, un texte de consensus a été adopté au Mexique en décembre dernier. Parmi les avancées notables, il a été acté qu’à partir de 2020, les nations les plus riches devront verser 100 milliards de dollars (74,67 milliards d’euros) par an pour subvenir aux besoins climatiques des pays en développement (dans le JDLE).
 
L’objectif des discussions de Bangkok reste le même: réduire les émissions de gaz à effet de serre afin de limiter l'augmentation de la température globale de 2 degrés Celsius. Autre défi, renouveler les termes du protocole de Kyoto de 1997 dont les objectifs (25% d'émissions de GES en moins d'ici 2020) et mesures arriveront à échéance à la fin de l'année 2012.
 
Le Japon, qui avait refusé en bloc le protocole de Kyoto en décembre, est aujourd’hui moins critique, rapporte l’AFP. Pour les Japonais, ce traité est injuste et inefficace car il n'engage pas les deux plus grands pollueurs de la planète (40% des émissions globales de GES): la Chine et les Etats-Unis, qui ne l'ont jamais ratifié.
 
Mais avec le drame que vit le pays depuis le tsunami et la crise nucléaire qui a suivi, ce point de vue pourrait évoluer. En effet, les décisions politiques en matière énergétique vont devoir être réexaminées. Cependant, si le Japon décide de recourir davantage aux énergies fossiles, il lui sera encore plus difficile de souscrire aux objectifs de réduction de GES demandés par Kyoto.
 
De son côté, la Bolivie, seul pays à s'être opposé à l'accord de Cancun, a fait savoir qu’elle n’était toujours pas d’accord avec la manière dont se déroulaient les pourparlers. Le pays critique le peu d'ambition des pays industrialisés en matière de réduction d'émissions de gaz à effet de serre.
 
«Les niveaux actuels ne nous mènent pas sur un scénario de 2°, mais plutôt de 4° ou 5°», a indiqué le négociateur bolivien Pablo Solon
 
Le prochain rendez-vous pour le climat aura lieu à Durban (Afrique du Sud), fin 2011.


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