Climat: améliorer les relations entre science et société

Le 11 octobre 2017 par Valéry Laramée de Tannenberg
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Cese
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Le Conseil économique, social et environnemental (Cese) a adopté un avis appelant à renforcer les liens entre les sciences climatiques et la société.

Est-ce la persistance d’un climato-scepticisme, la complexification croissance des effets du réchauffement (effets sur la biodiversité, la vie marine, etc.) ou l’importance de faire changer les comportements? Quoi qu’il en soit, il y a urgence à renforcer les liens entre les sciences climatiques et la société, ont estimé ce mercredi 11 octobre les élus du Cese.

A une écrasante majorité, les conseillers ont adopté l’avis rédigé par le climatologue Jean Jouzel et l’étudiant Julien Blanchet.

Sans doute pour faciliter l’acceptation des choix sociétaux qui devront être faits pour réduire nos émissions de gaz à effet de serre (GES) et nous adapter aux conséquences du réchauffement, les deux conseillers préconisent de renforcer le dialogue science-société «au moyen d’une co-construction des orientations de la recherche, sans distinction discriminante entre recherche fondamentale et recherche appliquée».

Le renforcement de ce dialogue pourrait emprunter plusieurs voies. Institutionnelle, tout d’abord. Le Cese recommande ainsi la création d’un conseiller scientifique en chef, à l’image du Chief Scientist britannique, chargé d’éclairer le président de la République sur des sujets complexes.

Le palais d’Iéna propose aussi que l’Office parlementaire d’évaluation des choix scientifiques et technologiques (Opecst) intègre des conseillers du Cese, réputés proches de la société civile.

HFC. Le conseil des ministres a adopté, ce 11 octobre, un projet de loi transcrivant l’amendement de Kigali au protocole de Montréal. Adopté en novembre 2016, ce texte fixe un calendrier de réduction de la consommation mondiale des hydrofluorocarbures (HFC), très puissants gaz à effet de serre.

 

Bien sûr, le rapport ne vise pas seulement le monde politique. Il propose aussi d’améliorer le dialogue entre les scientifiques et le monde de l’entreprise. Un travail auquel pourrait contribuer les chambres consulaires.

Le grand public et le milieu associatif pourraient se voir ouvrir plus grandement qu’aujourd’hui les portes de l’université. Par exemple, en développant les programmes de recherche participative.

Priés de descendre de leur tour d’ivoire (beaucoup l’ont déjà fait), les chercheurs sont appelés à donner des gages à leurs interlocuteurs. Par exemple, en rendant publics d’éventuels liens d’intérêts qui les uniraient à des organismes ou à des parties prenantes impliquées dans le débat climatique.

 

 

 



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