Climat 2030: l’Europe ne s’entend pas sur le partage de l’effort

Le 17 octobre 2016 par Valéry Laramée de Tannenberg
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De toutes les compagnies soumises à l'ETS, Ryanair est celle qui émet le plus de CO2.
De toutes les compagnies soumises à l'ETS, Ryanair est celle qui émet le plus de CO2.
Ryanair

Ils ne se sont pas mis d’accord. Réunis ce lundi 17 octobre à Bruxelles, les ministres de l’environnement de l’Union européenne ne sont pas parvenus à s’accorder sur le partage de l’effort climatique.

 

Ils ont pourtant eu le temps d’y penser. La Commission a publié sa première proposition au mois de juillet. Dans ce projet, dévoilé début septembre par le JDLE, Bruxelles tente un partage de l’effort qui permettra aux (toujours) 28 d’abattre collectivement leurs émissions de gaz à effet de serre de 40% entre 1990 et 2030. Globalement, les pays dont le mix électrique est très carboné se verront infliger des objectifs faciles à atteindre (-2% pour la Roumanie, -7% pour la Pologne et la Hongrie). La France a d’ores et déjà accepté de baisser de 37% ses émissions, contre 38% pour l’Allemagne et 37% pour le Royaume-Uni. Des promesses qui n’ont pas fait l’unanimité.

Les gouvernements britannique et australien viennent de publier la feuille de route des 100 milliards de dollars. 100 milliards (91 Md€), c’est le montant qu’ont promis de verser, chaque année dès 2020, les pays les plus riches pour aider les plus vulnérables à s’adapter aux conséquences du réchauffement. S’appuyant sur le rapport de l’OCDE, la feuille de route estime que les pays de l’Annexe 1 disposeront d’une ligne de crédit climat-coopération de 66,8 Md$ (60,7 Md€) à l’horizon 2020, contre 43,5 en 2014. A charge pour les banques de développement et le secteur privé de combler l’écart. Pas impossible, estiment les experts australiens et britanniques.

Penaud, László Solymos, le ministre slovaque de l’environnement, reconnaît tout juste que la proposition de la Commission «est un bon point de départ pour les discussions». Des discussions dont nul ne connaît plus le calendrier. «Il est possible que des sujets annexes le conditionne», avance le président du conseil des ministres.

Après avoir ratifié in extremis l’Accord de Paris, l’Europe retrouve donc ses vieux démons. La COP 22 saura-t-elle les exorciser?

 



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