Climat: 2016, l’année de tous les records

Le 19 janvier 2017 par Valéry Laramée de Tannenberg
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Les zones de refroidissement (en bleu) se raréfient.
Les zones de refroidissement (en bleu) se raréfient.
NOAA

C’est désormais officiel: avec une température moyenne globale de 1,1°C supérieure à celle de l’ère pré-industrielle, l’année passée fut la plus chaude depuis 1880, indique l’Organisation météorologique mondiale (OMM).

Se basant sur les statistiques établies par la NOAA américaine, la Nasa, le service météorologique britannique et le système Copernicus européen, l’institution onusienne souligne que 2016 a aussi été l’année de tous les records climatiques.

Certes, elle fut l’année la plus chaude observée depuis la fin du XIXe siècle, mais elle ponctue surtout une série de trois années ultra chaudes (2014, 2015 et 2016). 2016 fut ainsi de 0,07°C plus calorique que 2015 qui, elle-même avait dépassé 2014 de 0,23°C. On n’avait pas observé pareille succession depuis la période 1938-1941, rappelle le site Climatesignals.

Pas seulement la faute à El Niño

Les records de chaleur de 2016 sont en partie liés à l’influence du phénomène El Niño. Mais ce coup de chaud venu du Pacifique a disparu avec l’été. La concentration croissance de gaz à effet de serre (GES) a donc fait le reste.

A ce propos, c’est en 2016 que la concentration mondiale de CO2 a définitivement franchi, dans les deux hémisphères et en toutes saisons, un niveau supérieur (certes symbolique) de 400 parties par million (ppm), souligne l’observatoire de Mauna Loa (Nasa).

Gare à la fonte du permafrost

Autre record, tout aussi inquiétant: les glaces de mer. En Arctique et en Antarctique, la banquise s’est étalée sur de moindres surfaces que ces précédentes années. En novembre dernier, les glaces arctiques s’étendaient ainsi sur une surface de 9 millions de kilomètres carrés: 800.000 de moins qu’en 2006. Toujours la faute au réchauffement. Les températures élevées mesurées en Arctique (jusqu’à 10°C supérieures aux normales saisonnières) ont de quoi inquiéter: en faisant fondre le permafrost, le réchauffement provoque le relâchement d’importants volumes de CO2 et de méthane (deux GES) stockés jusqu’alors dans le sol perpétuellement gelé.

2017 sera-t-elle dans la même veine? Peu probable, mais les efforts soi-disant réalisés par l’humanité n’y sont pour rien. Nous allons assister à une réémergence du phénomène La Niña, pendant froid d’El Niño. Ce qui rendra difficile d’atteindre de nouveaux records de températures. Même avec l’injection d’une cinquantaine de milliards de tonnes de gaz à effet de serre.

 



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