Cinq requins en passe de sauver leur aileron à la Cites

Le 11 mars 2013 par Marine Jobert
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Le requin longimane, capturé «non intentionnellement» par les pêcheries hauturières au thon et à l’espadon.
Le requin longimane, capturé «non intentionnellement» par les pêcheries hauturières au thon et à l’espadon.
DR

Sauf coup de théâtre, cinq espèces de requin devraient être inscrites à l’annexe II de la Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d'extinction (Cites), qui se tient jusqu’au 14 mars à Bangkok (Thaïlande). Le requin-taupe, le requin longimane ou océanique, le requin-marteau halicorne, le grand requin-marteau et le requin-marteau lisse iront ainsi rejoindre 81 autres espèces de poisson dont le commerce international est réglementé. Leur sort est toutefois suspendu à un vote en plénière, qui interviendra en milieu de semaine, et où les pays consommateurs d’aileron de requin ou certains Etats pêcheurs (Chine, Corée du Sud, Danemark, Japon, Singapour, Thaïlande) pourraient jouer de leur influence.

C’est la pêche qui, directement ou indirectement, scelle le sort de chacune de ces cinq espèces. S’il n’est plus pêché dans les eaux de l’Union européenne depuis 2010, le requin-taupe reste toutefois consommé dans cette partie du monde, puisque l’Union européenne «a importé en 2010 et 2011 plus de 50 tonnes de viande de requin-taupe pour une valeur de 128.000 euros», rappelle l’association écologiste Robin des bois. Le requin longimane, lui, est une prise dite «accessoire» des pêcheries hauturières au thon et à l’espadon. «Sa viande ne se vend pas, mais le requin est amputé de son aileron avant d’être rejeté par-dessus bord, vivant mais condamné.» Même traitement pour les grands requins-marteaux, qui représentent 42% des prises accessoires des chalutiers congélateurs industriels européens ciblant les petits poissons pélagiques au large de la Mauritanie. Chacune de ces espèces avait fait l’objet, lors de la précédente session de la Cites –en 2010- d’une tentative infructueuse d’inscription à l’annexe II.

 

 



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