Cinq continents, une dizaine de coalitions

Le 29 novembre 2015 par Stéphanie Senet
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Les 196 parties à la convention sont regroupées au sein de coalitions
Les 196 parties à la convention sont regroupées au sein de coalitions

Inéluctablement, la conférence de Paris va de nouveau révéler les principales forces politiques à l’œuvre pendant les négociations. Tour d’horizon des principaux groupes de pression historiques.

Le G77 avec ou sans la Chine

Le groupe des 77 ou G77, qui compte désormais 133 Etats, regroupe la plupart des pays en développement. Fondé en 1964, et le plus souvent associé à la Chine (G77+Chine), il défend le principe des responsabilités communes mais différenciées, ainsi que le mécanisme des pertes et dommages.

Neuf entités coexistent au sein du G77 –aujourd’hui présidé par l’Afrique du Sud- dont le groupe LMDC (like-minded développing countries), une coalition de 24 pays formée en mai 2012 lors de la session de Bonn. On y trouve notamment la Chine, des pays arabes, l’Inde, le Venezuela, la Bolivie, Cuba et la Malaisie.

Autre coalition: le BASIC regroupe des pays émergents, dont le Brésil, l’Afrique du Sud, l’Inde et la Chine. Il a été formé en 2009 à la veille de la conférence de Copenhague.

Constitué de 21 Etats, dont plusieurs pays pétroliers (Arabie saoudite, Irak et Qatar), le groupe arabe porte la prise en compte des impacts négatifs sur l’économie des actions de lutte contre le changement climatique.

De son côté, l’Alliance des petits Etats insulaires (APEID) rassemble 39 pays très vulnérables au changement climatique, et notamment à la montée du niveau de la mer. Présidée par les Maldives, elle milite pour limiter le réchauffement à 1,5°C d’ici la fin du siècle par rapport à l’ère préindustrielle.

Présidé par le Soudan, le groupe Afrique compte 54 Etats du continent, partageant pour l’essentiel les mêmes préoccupations, dont l’adaptation au changement climatique, le transfert de capacités ou le financement.

Les pays les moins avancés (PMA) sont au nombre de 48. On y trouve 34 pays africains, 13 pays asiatiques et un pays des Caraïbes qui, comme leur nom l’indique, enregistrent un retard au niveau économique. Comme l’APEID, ils s’avèrent très vulnérables au changement climatique.

La Coalition des Etats à forêts tropicales défend les intérêts de 40 pays situés dans les grands bassins forestiers que sont l’Afrique centrale, l’Asie du Sud-est et l’Amazonie. Elle est aujourd’hui présidée par le Panama.

Plutôt conservatrice, l’Alliance bolivarienne pour les peuples d’Amérique (ALBA ou Aube en français) est née en 2004 à La Havane. Elle compte 11 membres, dont la Bolivie, Cuba, Dominique, Equateur, Nicaragua et Venezuela.

L’Alliance indépendante d’Amérique latine et des Caraïbes (AILAC) est née d’une scission de l’ALBA en 2012 lors de la conférence de Doha. Menée par le Pérou, le Chili et le Guatemala, elle s’avère moins conservatrice et montre une volonté d’avancer dans les négociations.

 

L'Union européenne, l'Ombrelle et le GIE

Aux côtés du G77, trois autres groupes de pression vont tenter d’imposer leur position durant la COP 21. Il s’agit de l’Union européenne, dont les 28 Etats membres devraient parler d’une voix commune pour obtenir un accord universel et contraignant.

Moins ambitieux, le groupe de l’Ombrelle rassemble de façon informelle l’Australie, le Canada, les Etats-Unis, l’Islande, le Japon, la Norvège, la Nouvelle-Zélande, la Russie et l’Ukraine.

Enfin, le Groupe de l’intégrité environnementale (GIE) regroupe des Etats ayant quitté le groupe de l’Ombrelle en raison de désaccords: la Suisse, le Mexique et la Corée du Sud, qui ont été rejoints par Monaco et le Liechtenstein.

 

 



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