Chute de vent aux Etats-Unis

Le 08 novembre 2010 par Valéry Laramée de Tannenberg
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Outre-Manche, l’industrie de l’éolien s’inquiète. Au cours du troisième trimestre 2010, seuls 395 mégawatts de puissance éolienne ont été mis en service. Ce qui ne s’était pas vu depuis 2007.

En 2010, estime l’association éolienne américaine (Awea, selon l’acronyme anglais), les électriciens américains pourraient ne connecter au réseau que 1.634 MW : une chute de 72 % par rapport à l’année passée.

La faute à la crise, bien sûr. Ces derniers mois, rappelle The New York Times, les régulateurs de l’énergie de Floride, de l’Idaho, du Kentucky, de Virginie et de Rhode Island ont annulé des contrats d’achat d’électricité d’origine renouvelable. Motif : les factures d’électricité auraient progressé de quelques dizaines de pour cent.

Inacceptable en cette période de récession. Résultat, l’horizon du secteur s’obscurcit. Et les banques se font moins généreuses avec les fabricants de turbines.

En 2009, rappelle l’Energy Information Administration [EIA, le service de statistiques du ministère de l’énergie], les éoliennes ont représenté 39 % des centrales installées, contre 13 % pour le charbon. Ces 9 derniers mois, la tendance inverse a été observée : 39 % des nouvelles centrales fonctionnent au charbon, contre 14 % avec le vent.

Mais l’Awea n’accable pas seulement les gendarmes locaux de l’énergie. Le lobby éolien fustige également le Congrès de Washington. Les parlementaires peinent à voter des mesures suffisamment incitatives (tarifs du rachat, obligation de fournir des électrons verts).

Conclusion logique : l’Europe et la Chine investiront, chacune, 35 milliards de dollars (25,16 millions d’euros) dans l’éolien, contre une dizaine pour les Etats-Unis.



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