Christian de Perthuis quitte le Comité pour la fiscalité écologique

Le 13 octobre 2014 par Valéry Laramée de Tannenberg
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Le gouvernement ne croit pas à la réforme de la fiscalité environnementale.
Le gouvernement ne croit pas à la réforme de la fiscalité environnementale.

La réforme de la fiscalité écologique au plus mal.

Le président du Comité pour la fiscalité écologique (CFE) vient de rendre son tablier. Dans un courrier adressé ce lundi 13 octobre à la quarantaine de membres de cet aréopage et aux ministres de l’économie et de l’écologie, Christian de Perthuis annonce son départ. Une décision qui n’a rien de surprenante. Voilà des mois que la communication ne passe plus entre le cabinet de Ségolène Royal et le comité, créé en décembre 2012, pour ouvrir des pistes de réforme de la fiscalité de l’environnement.

Pas de réponse

«Il y a eu des réunions annulées qui n’ont jamais été réorganisées. Mais le pire, c’est que les propositions d’évolution du comité que nous avons faites au mois de juillet sont restées sans réponse», explique l’économiste. Dans ses cartons, le créateur de la chaire de l’économie du climat voulait notamment étendre le champ de réflexion du comité au financement de la transition écologique ou à des mécanismes nouveaux, tels les certificats d’économie des intrants agricoles. «A l’évidence, le travail que nous avons réalisé ne répond plus aux besoins des pouvoirs publics», résume-t-il.

un gouvernement sceptique

Un brin amer, Christian de Perthuis défend le bilan du CFE. «En faisant parler de fiscalité des responsables d’horizons différents, nous avons réussi à faire tomber les approches idéologiques.» Ce qui n’a pas toujours suffi. «L’augmentation de 2 cents du prix du gazole n’est pas une réforme de la fiscalité de l’énergie. Ce n’est qu’un moyen d’abonder le budget de l’Etat.» Mais le gouvernement veut-il vraiment réformer sa fiscalité environnementale? Le spécialiste de l’économie du climat en doute: «Il y a encore beaucoup de scepticisme, dans ce gouvernement, sur l’intérêt de faire basculer la fiscalité du capital et du travail sur la pollution».

Un espoir? «J’espère que, à mesure que nous nous rapprocherons de l’échéance du sommet Climat de Paris, fin 2015, les politiques français comprendront qu’il nous faut taxer la consommation d’énergies fossiles, pour réduire nos émissions de gaz à effet de serre.»

Sollicité à plusieurs reprises, le ministère de l’écologie n’a pas souhaité répondre à nos questions.



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