Choisir son installation de refroidissement

Le 16 février 2005 par Christine Sévillano
Imprimer Twitter Facebook Linkedin Google Plus Email

Dans le cadre de la lutte contre la légionellose, le ministère chargé de l'environnement a récemment publié un guide technique sur les installations de refroidissement. Présentant une typologie de ces équipements, il donne des indicateurs afin que les exploitants puissent trouver le procédé le plus conforme à leur projet.

Un guide technique vient de sortir dans le cadre du plan national de prévention des légionelloses. Elaboré à la demande du ministère de l'Ecologie et du développement durable (Medd), ce document expose "Les différents procédés de refroidissement d'eau dans les installations industrielles et tertiaires". Destiné aux actuels et futurs exploitants, il donne des pistes pour trouver la meilleure installation en fonction de la nature du projet, de la puissance thermique à évacuer, du niveau de température et de la durée journalière de fonctionnement.

Le guide revient d'abord sur l'origine de l'émission de chaleur, à savoir les traitements liés aux processus industriels comme les produits chauds -sidérurgie, plasturgie ou automobile-, les condensations ou les transformations en chaleur d'énergie mécanique ou les réactions exothermiques –chimie, verreries. Le refroidissement est également nécessaire dans les installations frigorifiques, la climatisation des bureaux, ou dans des applications particulières comme le refroidissement d'une salle informatique. Le texte expose ensuite les différentes solutions techniques utilisables pour refroidir la chaleur perdue dans ces procédés.

Il commence par décrire les types d'installation de refroidissement: par voie humide avec dispersion d'eau, par voie sèche et humide, avec l'air, et enfin par eau en circuit ouvert. Pour chaque installation, les rédacteurs du document ont précisé le degré de risque de prolifération des légionelles, la résistance à l'érosion, à l'entartrage, à l'encrassement et le niveau sonore. Le comparatif établit ainsi qu'une tour ouverte présente davantage de menaces de multiplication des légionelles qu'une tour ouverte disposant d'un échangeur accolé, une tour fermée avec échangeur intérieur ou une tour hybride avec un circuit fermé primaire.

Le guide met chaque process en perspective grâce à un tableau comparatif des consommations d'électricité, des impacts sur l'environnement, de la consommation d'eau, des investissements et des coûts d'exploitation. Sur certains points par exemple, la tour ouverte présente des avantages: elle utilise moins d'énergie et elle est moins nocive pour l'environnement. Mais sur les coûts d'exploitation et l'investissement initial, ce sont les tours aéro-réfrigérantes sèches et les groupes froids à condensation par air les plus compétitifs, malgré leur peu de respect de l'environnement selon les performances énergétiques relevées par les rédacteurs du guide. Il n'existe donc pas de système optimal, chaque projet étant différent et exigeant, par-là même, un équipement particulier.




A suivre dans l'actualité :

Sites du groupe

Le blog de Red-on-line HSE Compliance HSE Vigilance HSE Monitor

Les cookies assurent le bon fonctionnnement de nos sites et services. En utilisant ces derniers, vous acceptez l’utilisation des cookies.

OK

En savoir plus