Chine: les aliments importés ont la cote

Le 29 août 2012 par Romain Loury
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En Chine, la nourriture exotique a la cote.
En Chine, la nourriture exotique a la cote.

 

Les Chinois, échaudés par les affaires de sécurité des aliments qui touchent régulièrement le pays, se tournent de plus en plus vers les aliments importés, révèle une enquête réalisée par l’Institut Ipsos.

Mené auprès de 2.100 consommateurs chinois, le sondage révèle que 61% d’entre eux ont moins confiance qu’avant dans les aliments produits dans le pays. Plus d’un quart (28%) indiquent même se tourner plus souvent vers des produits importés. Parmi eux, 76% justifient leur décision par les scandales récurrents.

Dans la seule année 2012, ce sont 15.000 nouvelles affaires qu’ont eu à traiter les autorités sanitaires, qui ont dû fermer 5.700 ateliers clandestins, selon un bilan officiel dressé fin juin. Une situation que le gouvernement semble déterminé à combattre, notamment en remettant à plat tout son système de normes (voir le JDLE).

Parmi les aliments étrangers les plus recherchés, les produits laitiers (77%), suivis des céréales (57%), de l’huile (57%) et des produits destinés aux bébés et aux enfants (56%), révèle l’enquête.

Selon le supermarché en ligne yiahodian.com, ses ventes de produits importés auraient quintuplé au mois de juin -juste après une nouvelle affaire de lait infantile contaminé au mercure. Quant aux supermarchés City Shop, spécialisés dans les produits étrangers et surtout fréquentés par les expatriés, on y trouve de plus en plus de clients chinois, rapporte le Quotidien du peuple.

Mais si les produits chinois voient leur image ternie auprès des consommateurs, leurs concurrents étrangers ne sont pas toujours irréprochables: mi-août, les autorités ont ainsi dû procéder au rappel de 72 kilogrammes d’un lait maternisé produit en Australie par l’entreprise Heinz.

Motif: le produit contenait beaucoup plus de vitamine B2, mais bien moins de vitamine B5, que ne le mentionnait l’étiquetage. Au risque de provoquer des saignements du nez et des irritations cutanées (excès de B2), ainsi que des problèmes digestifs (insuffisance en B5).

Deux marques de lait maternisé japonais ont également été jugées de qualité insuffisante, car elles contenaient moins d’iode qu’indiqué. Non confirmée par les autorités, niée par le producteur, la présence de vers aurait même été détectée par des consommateurs dans un lait maternisé de Mead Johnson.



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