Chine : le WWF publie son rapport 2010 sur l’empreinte écologique

Le 16 novembre 2010 par Célia Fontaine
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L’empreinte écologique de la Chine atteint des proportions inquiétantes. Le pays vivrait largement au-dessus de ses moyens environnementaux, selon un rapport publié par WWF International le 15 novembre.

 

Par empreinte écologique, il faut entendre la mesure des surfaces[1] biologiquement productives de terre et d´eau nécessaires pour produire les ressources qu´un individu, une population ou une activité consomme, et pour absorber les déchets générés, compte tenu des technologies et de la gestion des ressources en vigueur.

 

L’exode rural, la croissance économique et l’explosion de la consommation qui a suivi, conjugués à la surexploitation des ressources (dans le JDLE) dégradent chaque année l’environnement de la Chine, constate l’organisation, qui avait déjà publié un rapport sur la question en 2008 (avec des données de 2003).

 

« Si le monde entier consommait comme la Chine, il faudrait 1,2 fois les ressources de notre planète en plus », estime le WWF au vu des données 2007. L'empreinte écologique du pays est donc environ 20 % plus importante que ce que la planète peut supporter.

 

Le WWF suggère plusieurs pistes, parmi lesquelles la réduction de l’empreinte écologique par l’augmentation de la biocapacité[2], afin de progresser vers la « civilisation écologique » que la Chine espère être. « Ce système, en complément d’autres indicateurs, peut être utilisé en support de politiques économiques et décisions locales de développement, en offrant des analyses scientifiques directes », expliquent les auteurs du rapport. Bien entendu, le pays doit par ailleurs renforcer la préservation de ses écosystèmes par des législations plus strictes et donner les moyens pour la mise en œuvre de ces principes. L’empreinte carbone doit, quant à elle, diminuer (optimiser les structures industrielles en fonction de la biocapacité locale par exemple), et des mesures économiques et administratives devront être prises pour promouvoir une allocation efficace des ressources écologiques. En outre, la Chine devrait « minimiser les exportations inappropriées, et créer des taxes innovantes, comme une taxe sur la ressource énergie et une taxe carbone, pour encourager les entreprises à investir dans les nouvelles technologies qui économisent l’énergie et réduisent les émissions ».

 



[1] Cette surface est exprimée en hectares globaux (hag), c´est-à-dire en hectares ayant une productivité égale à la productivité moyenne.

[2] La biocapacité (ou capacité biologique) est la capacité de production biologique utilisable totale d’une surface biologiquement productive, par exemple dans les limites d’un pays, pour une année donnée. Elle peut être exprimée en hectares globaux.



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