Chevron et Transocean poursuivis pour pollution au Brésil

Le 22 mars 2012 par Stéphanie Senet
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Une nouvelle fuite a été détectée mais n'a pas encore été évaluée
Une nouvelle fuite a été détectée mais n'a pas encore été évaluée

Le parquet de Rio a déposé une plainte, le 21 mars, contre la compagnie pétrolière américaine Chevron, l’opérateur de plate-forme Transocean, ainsi que 17 cadres, pour atteinte à l’environnement et dommages infligés au patrimoine public, suite à la fuite de brut survenue le 9 novembre dernier.

Cette fuite s’est produite près du champ pétrolifère de Frade, à 370 kilomètres au nord-est des côtes de Rio. Selon le pétrolier, elle représentait 2.400 barils de brut. Mais l’Agence brésilienne du pétrole (ANP) l’a estimée à 3.000 barils.

Pour le procureur général de l’Etat, Eduardo Santos de Oliveira, c’est l’ensemble de l’écosystème marin qui a été affecté, ce qui pourrait provoquer l’extinction de certaines espèces, sans oublier l’impact économique sur la région. Il demande des peines d’environ 415.000 euros pour chaque inculpé (11 responsables de Chevron, 5 de Transocean et un expert environnementaliste) ainsi que le gel de tous leurs biens. Il réclame aussi 4 millions d’euros à chacune des deux entreprises.

«Ces mesures visent à avoir la certitude que les accusés, en majorité étrangers, ne quitteront pas le pays. L’argent de l’amende ne leur sera pas rendu et servira à payer les dommages causés» a-t-il précisé. Le 16 mars, la justice brésilienne avait déjà réclamé à ces 17 personnes de remettre leur passeport aux autorités.

Par ailleurs, le président de Chevron Brésil, l’Américain George Buck, ainsi que trois autres cadres de sa société, répondront d’autres chefs d’accusation: entrave à l’action de la justice, présentation d’un plan d’urgence erroné et falsification des documents présentés aux autorités. Une peine maximale de 31 ans et 10 mois de prison a été requise à l’encontre de George Buck.

La société Chevron nie de son côté tout impact sur la vie marine et un quelconque risque pour la santé humaine.

Le 4 mars dernier, une nouvelle fuite a été détectée à 3 km de la première et à près de 1.300 mètres de profondeur. «Il n’y aura pas d’impunité pour les compagnies pétrolières étrangères opérant au Brésil», a déclaré le secrétaire à l’environnement de l’Etat de Rio, Carlos Minc.

 



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