Chauffage à bois: les impacts sur la qualité de l’air
Le 01 octobre 2009 par Sabine CasalongaCo-financée par l’Ademe et le Meeddm, une étude a été conduite par l’Ineris, en partenariat avec le LCME, le CSTB et le Citepa, dans 6 habitations en milieu rural équipées de dispositifs de chauffage à bois.
Concernant l’air intérieur, l’influence du chauffage à bois s’est révélée «mineure» sur les concentrations en dioxyde d’azote (NO2) et monoxyde de carbone (CO), mais «notable» pour les particules fines (PM2,5 et PM10), et «majeure» pour le benzène et les hydrocarbures aromatiques polycycliques (HAP). En revanche les taux en formaldéhyde n’ont pas été affectés par le chauffage à bois.
Concernant l’air extérieur, l’étude a confirmé l’impact marqué du chauffage à bois. Les concentrations en gaz (SO2, NO, NO2, NOx et O3) étaient inférieures aux valeurs réglementaires. En revanche, les concentrations en particules (PM2,5 et PM10), en benzène et benzo[a]pyrène (B[a]P) se sont montrées proches ou supérieures aux valeurs observées pendant la même période sur des sites urbains voisins (Creil, Paris).
«Les facteurs d’émission obtenus dans l’étude ne remettent pas en cause ceux utilisés à ce jour par le Citepa, sauf éventuellement pour les particules et les taux de benzène dans les émissions de composés organiques volatils non méthaniques (COVNM)», souligne le rapport. Les résultats de cette étude se révèlent globalement similaires à ceux de l’étude sur banc d’essai réalisée par l’Ineris en 2002 et comparables à ceux d’essais récents conduits en Finlande. L’Ineris juge toutefois souhaitable de reproduire le protocole pour d’autres habitations et en milieu urbain.
(1) «Evaluation de l’impact des appareils de chauffage à bois sur la qualité de l’air intérieur et extérieur» rapport final de l’Ineris (2008)
5 réactions
LAMBERTI JEAN | 21/10/2009 - 18H07
precurseurs chimiques des lichens et dioxine Je suis étonné par les affirmations de Marie-Dominique LOYE quant à la chimie des squelettes moléculaires des lichens,que pense-t-elle de l'atranorine,des depsidones qui sont des structures moléculaires des lichens et de leur capacité à ce cycliser en dioxines?? Rappelons en outre que les lichens fixent les dioxines contenues dans un air pollué, c'est même un moyen de suivre l'évolution de la pollution de l'air.
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COCHARD François | 01/10/2009 - 17H15
D'un utilisateur de bois de chauffage En matière de bilan d'émission de CO2,le bois reste intéressant et l'étude ne le remet pas en cause puisque c'est une énergie renouvelable, la fonction chlorophylienne dans la croissance des forêts mobilise le carbone de l' athmosphère et il est certain que notre période actuelle très émissive en CO2 voit une croissance des forêts accélérée les cernes de croissance concentriques plus espacés en sont la preuve? Mais tout cela n 'empêche pas que la pollution existe mais que le bilan final est positif mais pas sans danger, rien n'est parfait!
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Loÿe Marie-Dominique | 01/10/2009 - 16H49
le mythe des dioxines émises par la combustion du bois Tout à fait d'accord avec le commentaire de Nicolas Becker: on veut montrer que le bois pollue! -c'est vrai qu'il pollue un petit peu- Mais nous resservir le mythe de la production de dioxines par la combustion du bois (origine Dow Chemicals): pitié! d'autant que l'argument de Jean Lamberti n'est pas scientifique pour 2 sous: les lichens sont faits d'une association d'algues et de champignons qui n'ont pas de structure chimique particulière vis à vis des autres êtres vivants. pour faire de la dioxine il faut du chlore (ou du brome) et le bois n'en contient pas , sauf à l'état d'ultra-traces . Font exception les bois traités anti-feu qui contiennent des produits bromés et qu'il ne faut surtout pas brûler...).
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LAMBERTI JEAN | 01/10/2009 - 16H18
Et les DIOXINES!!! Il n'est pas fait mention de l'éventuelle émission de "dioxines" due à la présence potentielle des "lichens" sur l'écorce du bois. En effet les "lichens " possède un squelette atomique très voisin de celui des dioxines et leur combustion générer leurs émissions . A-t-on pensé à les mesurer,,,??
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BECKER Nicolas | 01/10/2009 - 16H15
De cas spécifiques, on fait une généralité Tout cet argent public gaspillé pour rien ! L'étude est basée sur les émissions de foyers ouverts et de poêle d'ancienne génération. Hors depuis la mise en place du crédit d'impôt, les français se sont équipés avec des appareils de dernière génération bien plus performant que ceux étudiés. Et puis y'a qu'à aller chez nos voisins Allemands, Suisses et Autrichiens pour voir que les appareils commercialisés sont hyper performants et peu polluants, bien loin de ce qu'on trouve sur le marché français et de ceux étudiés. Bon, je suppose que l'idée de fond était de dire que les appareils aux bois sont polluants et bien c'est réussi ! On étudie des appareils dépassés et on fait de cas spécifiques une généralité. Avec des raisonnements de ce type, les énergies fossiles ont encore de beaux jours devant elles ! il parait que pour réussir le challenge, il faut bouleverser les mentalités. Et bien, on en est encore loin...
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