Charbon: 500.000 Chinois en meurent chaque année

Le 18 octobre 2018 par Romain Loury
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La qualité de l'air, fléau pékinois
La qualité de l'air, fléau pékinois

Les centrales électriques à charbon coûtent chaque année la vie à 0,5 million de Chinois, révèle une étude américaine publiée dans Environment International.

Regroupant un tiers de la population mondiale à elles deux, la Chine et l’Inde comptent parmi les pays dont l’air est le plus pollué au monde. En Chine, cette pollution constituerait la quatrième cause de mortalité; en Inde, elle arrive en cinquième position.

Point commun de ces deux pays, leur forte dépendance au charbon pour la production d’électricité. Pour la première fois, une étude a chiffré l’impact des centrales électriques à charbon en termes de mortalité dans ces deux pays.

0,5 million en Chine, 0,3 million en Inde

Selon les calculs de Meng Gao, de l’université de Harvard (Massachusetts), et ses collègues, les particules fines de taille inférieure à 2,5 microns (PM2,5) issues des centrales électriques causeraient chaque année 0,5 million de morts en Chine, contre 0,3 million de morts en Inde.

Toutes sources confondues, les PM2,5 tuent chaque année 1,3 millions de Chinois et 0,8 million d’Indiens. Les centrales électriques en sont la première source pour l’Inde, mais la deuxième, derrière le secteur industriel, en Chine.

Pour la Chine, les provinces les plus touchées, car celles émettant le plus de PM2,5, sont celles du Shandong, du Henan et du Sichuan (à l’est du pays), tandis qu’en Inde c’est celle de l’Uttar Pradesh, au nord.

Les PM2,5 sur le déclin?

Petite note d’espoir, la qualité de l’air semble s’améliorer en Chine : selon une étude britannique publiée mercredi 10 octobre dans les Environmental Research Letters, le taux de PM2,5 a baissé de 7,2% par an entre 2015 et 2017, celui de dioxyde de soufre (SO2), de 10,2% sur la même période.

En l’état, il est difficile de savoir si cette évolution, sur une période aussi courte, est liée à des facteurs météorologiques (mousson, El Niño) ou à une baisse des émissions anthropiques. D’autant que dans le même temps, la teneur en ozone a augmenté de 5% par an en Chine.



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