Changements climatiques et sécheresse : les agriculteurs aux premières loges

Le 12 avril 2012 par Geneviève De Lacour
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Niveaux inférieurs à la normale pour 9 nappes phréatiques sur 10
Niveaux inférieurs à la normale pour 9 nappes phréatiques sur 10

Selon un sondage réalisé du mardi 3 au vendredi 6 avril dernier auprès de 929 agriculteurs lecteurs de l’hebdomadaire la France agricole, près de quatre internautes sur cinq (79 %) ayant répondu au sondage ont constaté un impact du changement climatique sur leur exploitation au cours des dix dernières années. A l'inverse, près de 18 % d'entre eux ne l'ont pas constaté.

Dans le même temps, les dernières données sur le déficit pluviométrique et l’état des nappes souterraines ont été publiées aujourd’hui 12 avril par le Bureau de recherches géologiques et minières (BRGM).

Ainsi, près de neuf nappes phréatiques sur dix (89%) affichaient au 1er avril un niveau inférieur à la normale en France, un chiffre en hausse par rapport au 1er mars (80%), indique aujourd’hui le Bureau de recherches géologiques et minières (BRGM) dans son relevé mensuel. «C'est le cas sur la plus grande partie du Bassin Parisien, sur le secteur du Rhône et dans le Sud-Ouest», souligne le BRGM.

Janvier, février et mars 2012 ont été marqués par une sécheresse hivernale «qui a fait suite à un automne 2011 déjà très sec sur la quasi-totalité du territoire» à l'exception de la région Paca, a rappelé le 11 avril le ministère de l'écologie à l'issue d'une réunion de la Commission de suivi hydrologique réunissant des représentants des usagers et gestionnaires de l'eau, des élus et experts.

Le déficit pluviométrique de l'automne 2011 et de cet hiver est préoccupant sans être alarmant, constate la Commission ministérielle. Il est à l'échelle nationale proche de 25 %, soit le niveau observé à la même date en 1990 (25 %) ou 2005 (26 %), mais sans atteindre le déficit historique de 1973 (28 %) ou 1989 (29 %).

La situation la plus problématique concerne la moitié ouest du pays, constate encore la Commission, et notamment le quart sud-ouest où le déficit pluviométrique est proche des records des cinquante dernières années. La Région Midi-Pyrénées est particulièrement touchée avec un déficit de 35 %.

Quant au BRGM, il observe que l'état de remplissage des nappes souterraines «se maintient très majoritairement sur des valeurs inférieures, voire très inférieures à la normale» en date du 1er avril. Ce remplissage est qualifié de «très inférieur à la normale pour 30% des points suivis» et «inférieur à la normale pour 59%».

Au-delà du déficit récurrent de précipitations depuis des mois, le BRGM précise aussi que «cette situation est le résultat de plusieurs années de déficit pluviométrique».

La pluviométrie des prochaines semaines est donc cruciale pour la suite de l'année hydrologique, les précipitations du printemps et de l’été permettraient, en effet, de limiter, les conséquences de ce déficit.

 



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