Changement climatique: Total veut faire école

Le 15 juin 2006 par Enerpresse
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La dernière session de l’université Total était consacrée aux changements climatiques. Une façon pour le groupe pétrolier de mobiliser ses troupes sur le sujet et d’en rappeler la complexité.

Contrairement à certains de ses concurrents, comme BP ou ExxonMobil, le quatrième pétrolier mondial s'exprime avec parcimonie sur le changement climatique. Et lorsqu'il le fait, c'est qu'il y a été vivement incité par les pouvoirs publics français, comme lors de l'annonce un peu précipitée du lancement du projet de capture et de séquestration à Lacq, en septembre 2005. Raison pour laquelle, la session, le 13 juin, de l'université Total sur le changement climatique était un petit événement. Le pétrogazier français allait enfin donner sa vision du problème. Car, comme l'a rappelé son PDG, Thierry Desmarest, «ce n'est pas parce que nous sommes un gros émetteur de gaz à effet de serre que nous ne sommes pas légitimes pour parler du changement climatique».

Jean-Michel Gires, le directeur du développement durable et de l'environnement de Total, s'est tout d'abord intéressé à l'élaboration d'une sorte de vade-mecum du parfait pétrolier. Calqué sur les actions du groupe, celui-ci comprend, pour commencer, la bonne connaissance des émissions des sites. «Ce qui n'est pas si évident, car cela revient à mettre en place un véritable système comptable », a précisé l'ancien responsable du projet Sincor. Viennent ensuite la généralisation des bonnes pratiques industrielles, telles que le réglage des fours et chaudières, la suppression du torchage en continu (pour les nouveaux projets uniquement), la modification de certains procédés (à l'instar de la fabrication d'acide nitrique), l'emploi toujours plus important d'énergies renouvelables. Sans oublier, bien sûr, la capture et la séquestration du carbone. « Une idée intellectuellement séduisante, mais dont personne ne peut encore se permettre de supporter, seul, les surcoûts», estimés entre 60 et 100 euros par tonne de CO2 abattue.

Défendant son dossier avec passion, le directeur énergie renouvelables de Total a montré les potentialités, à moyen terme, d'énergies qui ne seront alors plus aussi nouvelles que ça. «Les énergies solaires ont le même horizon temporel que la fusion nucléaire. Mais si tous les toits de France étaient équipés de cellules, on pourrait produire deux fois plus d'électricité que la France n'en consomme», a expliqué Gilles Cochevelou. Si aucun des experts réunis par Total n'a évidemment prédit quel serait le mix énergétique mondial en 2050, tous étaient d'accord pour, dans les années prochaines, réserver à leurs usages les plus nobles le brut et le gaz.

Côté transports, Olivier Alexandre s'est en revanche montré plus réservé sur les potentialités des carburants de synthèse, tels que les GTL, CTL et autres BTL. «Ce sont des filières très compliquées, qui consomment beaucoup d'énergie et dont le rendement est modique», a indiqué le directeur de la recherche du raffinage et marketing de Total.




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