Ces pays qui se préoccupent vraiment du changement climatique

Le 19 juillet 2010 par Thérèse Rosset
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Six pays en développement se sont engagés de manière informelle le 18 juillet à réduire leurs émissions de gaz à effet de serre. Antigua et Barbuda, le Costa Rica, l’Ethiopie, les Maldives, les îles Marshall et les îles Samoa ont un point commun : ils sont particulièrement menacés par le changement climatique et la montée des eaux.

Comme pour montrer l’exemple aux pays développés, les six pays ont voulu signifier leur intention de « poursuivre leur croissance en développement durable », selon un communiqué de presse du président des Maldives daté du 18 juillet. Pour chacun, les objectifs à atteindre sont chiffrés.

Ces Etats étaient réunis aux Maldives dans le cadre du groupe Cartagena, qui rassemble 27 pays riches et en développement, un espace de discussions ouvert aux déçus de Copenhague et de la Convention-cadre des Nations-Unies sur le changement climatique (CCNUCC).

Les îles Marshall ont promis de réduire leurs émissions de dioxyde de carbone de 40 % avant 2020. Les engagements pris par Antigua et Barbuda sont plus mesurés : baisse d’un quart de ses émissions d’ici 2020 par rapport à ses niveaux de 1990.

Quant aux Maldives et Costa Rica, ils ont réaffirmé leur engagement de « neutralité carbone » (consistant à compenser les émissions de dioxyde de carone d'une activité utilisant des énergies fossiles) pour 2020 et 2021. « Nous travaillons à établir un système robuste pour montrer l’exemple aux pays qui recherchent une stratégie de baisse des émissions. Nous espérons aussi établir dans le futur un standard international pour les Etats qui veulent partager cet objectif de neutralité carbone », a révélé Andrei Bourrouet, vice-premier ministre de l’environnement du Costa Rica lors de la conférence.

De même, l’Ethiopie vise la neutralité carbone d’ici 2025. Objectif similaire pour Samoa, qui veut l’atteindre avant 2020.

Les six pays, peu émetteurs de CO2 car peu industrialisés, mettent la barre haute. Ils attendent des grandes nations qu’elles suivent leur mouvement . « Quand ceux qui ont le moins commencent à faire le plus, cela montre que les ambitions de chacun peuvent être relevées », a encouragé Mohamed Nasheed, le président des Maldives, lors de la clôture de la rencontre hier. Le grand réveil sera-t-il pour le sommet de Cancun en novembre ?



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