Ces neuf criminels qui défient Interpol

Le 19 novembre 2014 par Romain Loury
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Infra-Terra, première opération spéciale environnement
Infra-Terra, première opération spéciale environnement
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Interpol lance un appel au public afin de l’aider à retrouver 9 malfaiteurs responsables de crimes environnementaux. La fine fleur des 139 personnes ciblées par son opération Infra-Terra, lancée début octobre.

 

Ouvrez l’œil, et le bon: lundi, Interpol a «sollicité l’aide des citoyens du monde entier» afin de l’aider à retrouver 9 personnes coupables de crimes environnementaux. Point commun, aucune piste n’a été trouvée à leur sujet depuis le lancement d’Infra-Terra, début octobre. Cette opération mondiale est la première d’Interpol spécifique aux crimes environnementaux, ciblant 139 malfaiteurs en fuite recherchés par 36 pays.

Selon les fiches disponibles sur le site internet d’Interpol, 3 de ces 9 malfaiteurs introuvables sont européens. Il s’agit de l’Italien Adrian Giacobone (décharges illicites de déchets toxiques, empoisonnement de cours d’eau) [1], du Néerlandais Nicolaas Duindam (trafic d’espèces sauvages au Brésil) et du Russe Sergey Darminov, à la tête de la pêche illégale de crabes.

Braconnage, trafic d’espèces, déforestation

L’Afrique est aussi bien représentée, avec des mandats d’arrêt lancés contre le Pakistanais Ahmed Kamran, responsable d’un trafic d’animaux vivants de la Tanzanie vers le Qatar, le Zambien Ben Simasiku et le Kenyan Feisal Mohamed Ali, trafiquants d’ivoire, ou encore le Swazi Bhekumusa Shiba, qui préfère les rhinocéros.

Du côté sud-américain, le Mexicain Ariel Bustamante Sanchez est recherché par le Costa Rica pour avoir organisé la pêche illicite dans des parcs nationaux. En Asie, honneur à l’Indonésien Sudiman Sunoto, responsable d’abattage illégal de bois.

Selon un rapport publié en juin par Interpol et le Programme des Nations unies pour l’environnement (PNUE), les crimes environnementaux, allant du braconnage à la déforestation illégale en passant par le trafic d’espèces protégées, constitueraient un marché annuel s’élevant jusqu’à 213 milliards de dollars (170 milliards d’euros).

[1] Adriano Giacobone est d’ailleurs le seul susceptible, selon Interpol, d’être trouvé en France. L’un des pays qu’il fréquente, avec l’Argentine, le Maroc, le Paraguay et l’Espagne.



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