Ces banques qui financent la régression énergétique

Le 21 mars 2019 par Valéry Laramée de Tannenberg
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Uniquement ceux qui financent les énergies fossiles.
Uniquement ceux qui financent les énergies fossiles.
VLDT

Les 33 premières banques internationales ont financé pour 1.900 milliards de dollars d’investissements dans les énergies fossiles ces trois dernières années.

 

On a trouvé un nouveau méchant climatique. Selon un rapport publié le 20 mars, JPMorgan Chase est la banque qui finance le plus la production d’énergie fossile dans le monde. Commanditée par 6 ONG[1], l’étude Banking on climate change quantifie les investissements dans le pétrole, le gaz et le charbon financés par les 33 plus grandes banques mondiales. Ces trois dernières années, ce top 33 a prêté 1.911 milliards de dollars (1.683 Md€) pour renforcer l’effet de serre.

195 milliards de dollars

A elle seule, JPMorgan Chase a financé un peu plus de 10% de ce total, soit 195 milliards de dollars, entre 2016 et 2018. Record du monde. La holding financière newyorkaise est talonnée par WellsFargo (152 Md$), Citi (129 Md$) et Bank of America (106 Md$). Par comparaison, les trois principales banques françaises (Société Générale, BNP Paribas et Crédit Agricole) affichent un cumul de 119 Md$ investis dans les énergies sales ces trois dernières années. Loin derrière.

JPMorgan Chase est d’autant plus dans la ligne de mire des ONG qu’elle est présente dans tous domaines: sables bitumineux, exploitation des hydrocarbures en Arctique, hydrocarbures ultra-profonds, fracturation hydraulique, gaz naturel liquéfié (GNL). Sans oublier les mines de charbon.

le double du budget carbone

Petite consolation, note le rapport: 21 de ces banques ont réduit les investissements dans le charbon, 10 ont diminué leur exposition aux sables et une seule (BNP Paribas) s’interdit d’investir dans la fracturation et le GNL.

Effectivement consommées, les réserves d’hydrocarbures et de charbon ainsi financées relâcheront 1.200 milliards de tonnes de CO2: le double du budget carbone de la stabilisation à 1,5°C du réchauffement.



[1] Rainforest Action Network, BankTrack, Indigenous Environmental Network, Oil Change International, Sierra Club et Honor the Earth

 



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