Ces appli aiment nos poumons et nos oreilles

Le 21 septembre 2016 par Marine Jobert
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Une appli pour circuler entre les particules fines?
Une appli pour circuler entre les particules fines?

Dans le cadre de la journée nationale de l’air, deux outils disponibles sur ordinateur et sur téléphone mobile viennent d’être mis en ligne par deux associations agréées de surveillance de l’air. Le premier permet de circuler dans Paris en surveillant les polluants en temps réel. Le secondallie pollution atmosphérique et bruit en région Auvergne-Rhône-Alpes. 

Itiner’AIR est une application mobile gratuite, développée par Airparif, qui permet d’informer en temps réel des niveaux de pollution auxquels les Franciliens sont exposés en tout point de l’Ile-de-France ou pendant un trajet grâce à la géolocalisation. Les concentrations horaires des trois polluants principaux,le dioxyde d’azote (NO2), les particules (PM10) et l’ozone (O3), permettent d’établir un indicatif d’exposition (allant de pollution très faible à très élevée). Le calcul de l’exposition peut être effectué manuellement ou enregistré en direct, au fur et à mesure des déplacements. Les parcours ou lieux favoris peuvent être sauvegardés dans les favoris permettant ainsi de choisir l’itinéraire le moins exposé en fonction des conditions de pollution en temps réel.

L’application est également connectée au système de prévision d’épisodes de pollution en Ile-de-France pour être informé directement sur le téléphone (par notifications Push).

ORHANE (pour Observatoire régional harmonisé Auvergne-Rhône-Alpes des nuisances environnementales) est la première plate-forme régionale d’identification et de hiérarchisation de l’exposition du territoire aux nuisances air et bruit, développée en France et en Europe. Développée par Acoucité, ATMO Auvergne-Rhône-Alpes et le Cerema, soutenus par la région et la Dreal[1], cette application fournit des cartes d’état des lieux et d’exposition de la population à la pollution atmosphérique[2] et aux nuisances sonores[3]. Une démarche qui s’inscrit dans la prise en compte conjointe des problématiques du bruit et de l’air, qui nécessite une connaissance fine de leurs impacts environnementaux, comme le démontre le récent appel à projet de l’Ademe[4] visant à traiter conjointement les plans d’action liés aux thématiques Air-Energie et Bruit.

Deux types de cartes sont disponibles. La première caractérise l’état moyen (annuel) de la co-exposition air-bruit en n’importe quel point de la région. La deuxième caractérise pour chaque commune le pourcentage de la population exposée à chacune des 6 classes de la double nuisance air-bruit. Ainsi une commune dont 50% deshabitants vivent en zone dégradée et 50% en zone peu altérée affiche un graphique moitié rouge moitié jaune.



[1] Dreal:Direction régionale de l'environnement, de l'aménagement et du logement

[2] Soit la moyenne annuelle de dioxyde d’azote NO2 et le nombre annuel de dépassements du seuil journalier en particules PM10. Tous les types de sources sont pris en compte (transports, agriculture, résidentiel, industrie...).

[3] Le bruit routier, ferroviaire et aérien. Le caractère événementiel de certains bruits n’est pas pris en compte: klaxons, véhicules de secours, livraisons, bruits de voisinage, commerces (bars, restaurants...).

[4] Ademe: Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie

 



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