Ce que veut le parti animaliste

Le 09 juin 2017 par Stéphanie Senet
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Bruno Blum, candidat du Parti animaliste à Paris
Bruno Blum, candidat du Parti animaliste à Paris

Le nouveau parti animaliste présente 147 candidats aux élections législatives, dans le tiers des circonscriptions françaises. Parmi eux, le journaliste et musicien Bruno Blum, auteur du livre «De viandard à végane», candidat dans les IIIe et Xe arrondissements parisiens.

 

Pourquoi avoir créé le parti animaliste?

Les discussions ont démarré il y a deux ans et le parti a été officiellement créé en novembre dernier par des passionnés de justice, qui ont voulu passer à l’acte. Il y a aujourd’hui une forte prise de conscience de la condition animale dans notre pays, qui me rappelle l’évolution brutale qui s’est produite par rapport aux questions environnementales, en France, dans les années 2000. Il manquait un parti qui puisse faire pression sur les pouvoirs politiques pour faire passer ses revendications. L’évolution des mentalités ne fait que commencer, notamment grâce au travail formidable effectué par les associations comme L214. Nous voulons relayer ces changements car les partis traditionnels n’ont pas les animaux pour priorité.

 

Quel est précisément votre programme?

Le principe, c’est que l’on regarde la société du point de vue des animaux et non du point de vue de ceux qui les exploitent. On pense que l’animal est une personne et qu’il doit être traité comme tel. Il a droit à la vie libre et ne doit pas être un outil de production comme une bêche, un motoculteur ou un esclave. Les animaux sont des Terriens comme nous. Personne n’a écrit nulle part que les écureuils devaient avoir moins de droits que vous et moi.

 

Souhaitez-vous une évolution juridique du droit des animaux?

Cela fait partie de notre programme. Nous proposons de lancer une Charte de la protection animale qui reconnaisse le caractère sensible des animaux et qui soit adossée à la Constitution. Il faut aussi reconnaître une personnalité juridique aux animaux terrestres et aquatiques et renforcer les sanctions en cas d’infraction, car il y a sans arrêt des abus.

 

Quid de la corrida?

On veut bien sûr l’interdire, tout comme le gavage des oies, les combats de coqs, la chasse à des fins récréatives et les animaux de cirque. En revanche, on veut supprimer l’interdiction d’amener des animaux domestiques dans les centres d’hébergement destinés aux personnes âgées et aux sans-abri.

 

Et la consommation de viande?

L’objectif n’est pas de l’interdire mais de la réduire progressivement, en visant un quart de protéines animales en moins d’ici 2015. On peut tout à fait les remplacer par des protéines végétales, que l’on trouve dans les légumineuses, le tofu, les céréales complètes ou les oléagineux, et qui sont meilleures pour la santé. Lorsque l’on découvre la cuisine végane, on la trouve délicieuse et très variée. C’est incroyable, d’ailleurs, que la France qui est le pays de la gastronomie, ait raté le virage, contrairement à l’Allemagne, au Royaume-Uni, à Israël et à la Californie. De toute façon, l’humanité ne survivra pas au mode de consommation actuel. Il faut 7 kilogrammes de protéines végétales, en particulier du soja OGM, pour obtenir 1 kg de protéines animales. On cultive donc 7 fois trop sur terre, et cela accentue la déforestation et les émissions de gaz à effet de serre. Au moins 14% des émissions mondiales sont imputables à l’élevage. C’est davantage que tous les transports réunis. Et c’est plus facile de changer d’alimentation que d’abandonner sa voiture. A condition toutefois de changer de politique agricole.

 

 

 



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