Ce que coûteront les renouvelables en 2020

Le 27 mai 2011 par Valéry Laramée de Tannenberg
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Auditionné le 24 mai dernier par l’Assemblée nationale, le président de la Commission de régulation de l’énergie s’est livré à quelques exercices de prospective énergétique. Notamment en rendant publiques des projections d’évolution du coût des énergies renouvelables «électriques» d’ici 2020.
 
Philippe de Ladoucette a rappelé que la loi Grenelle I imposait que 23% de la consommation finale d’énergie soit le fuit des ENR. «Dans le plan d'action national en faveur des énergies renouvelables transmis à la Commission européenne en 2010, le gouvernement indique que l’atteinte de cet objectif se traduit par une part d’ENR dans le secteur de l’électricité de 27%.» Soit un quasi-doublement par rapport à 2010.
 
L’électricité produite par des sources d’énergie renouvelable est, si les conditions légales sont remplies, obligatoirement rachetée par EDF et les entreprises locales de distribution (ELD). Cette charge est compensée par la contribution au service public de l’électricité (CSPE) payée par l’ensemble des consommateurs finals d’électricité.
 
En 2011, la CRE estime à 3,4 milliards d’euros le montant annuel des charges de service public, dont 45% (soit 1,5 milliard) seront consommés par le rachat de l’électricité renouvelable. Les 55% restant étant essentiellement dédiés au rachat de l’électricité produite par les centrales à cogénération (20%) et au financement de la péréquation tarifaire dans les zones non interconnectées.
 
L’électricité d’origine photovoltaïque coûtera 998 millions €, contre 413 M€ pour l’éolien, 68 M€ pour l’hydraulique, 53 M€ pour la biomasse et 33 M€ pour le biogaz.
 
Pour l’horizon 2020, la CRE estime qu’en atteignant les objectifs de la programmation pluriannuelle des investissements (PPI), les charges annuelles dues aux énergies renouvelables s’élèveront à 6,7 milliards €, en 2020, soit plus de 4 fois plus qu’en 2010.
 
L’éolien marin sera devenu le premier poste de dépense (2,4 milliards €/an), devant le photovoltaïque (2,3 Md€), la biomasse (1 Md€), l’éolien terrestre (576 M€) et le biogaz (344 M€).
 

Sur ces bases, le gendarme des marchés français de l’énergie estime à 90 € TTC par an l’impact sur la facture d’un «client type avec un tarif de base», et 170 € TTC sur la facture d’un «client type au chauffage électrique», soit environ 11% de la facture. 



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