CDB: A PyeongChang, des moyens financiers à réaffirmer

Le 06 octobre 2014 par Stéphanie Senet
Imprimer Twitter Facebook Linkedin Google Plus Email
L'engagement pris à Hyderabad il y a 2 ans est loin d'être tenu...
L'engagement pris à Hyderabad il y a 2 ans est loin d'être tenu...

La 12e conférence des parties (COP12) de la Convention sur la diversité biologique (CDB) a démarré ce 6 octobre à PyeongChang en Corée du Sud. Principale mission: concrétiser les engagements financiers pris il y a deux ans à Hyderabad pour accélérer l’atteinte des objectifs d’Aichi.

Selon le Quai d’Orsay, l’objectif principal consiste à réaffirmer l’engagement pris à Hyderabad, en octobre 2012, de doubler l’aide aux pays en développement en 2015 par rapport à 2006-2010.

 

Cet engagement, pris par plus de 180 pays, doit permettre aux pays en développement d’atteindre les objectifs d’Aïchi de 2010, et en particulier la protection de 17% des aires terrestres et des eaux intérieures, la restauration d’au moins 15% des écosystèmes dégradés et la suppression des subventions néfastes à l’environnement en 2020.

 

A mi-chemin, ces objectifs sont loin d’être remplis, comme le montre, ce 6 octobre, le 4e rapport des Nations unies sur les perspectives mondiales de la biodiversité (GBO4, voir JDLE). La semaine dernière, une synthèse du WWF tirait déjà le signal d’alarme en montrant que les populations d’espèces animales avaient décliné de plus de moitié dans le monde en 40 ans. «Il est clair que l’appel d’urgence que nous avons lancé en 2010 n’a pas été entendu», constate Julia Marton-Lefrève de l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN).

 

Jusqu’au 17 octobre, les 194 états membres de la CDB vont donc devoir avancer sur la question des financements pour accélérer la mise en œuvre du plan stratégique pour la biodiversité 2011-2020. Parmi eux, seuls 31 pays, dont la France, ont d’ores et déjà communiqué le montant des aides attribuées aux pays du Sud ainsi que leurs propres besoins. L’an dernier, Paris a versé 227 millions d’euros à la promotion de la biodiversité dans le monde, selon le ministère des affaires étrangères. Il faut y ajouter l’effort des entreprises privées, qui s’élève à 400 M€ au minimum, mais le bilan reste maigre par rapport aux besoins. Au rythme actuel, l’engagement pris à Hyderabad se chiffrerait à 1,7 Md€ par an pour l’ensemble des pays de l’Union européenne en 2015. La conférence d’Hyderabad visait aussi à maintenir le niveau de cet effort financier jusqu’à 2020 au moins.

 

Entrée en vigueur du protocole de Nagoya

 

Autre temps fort de la COP12: le protocole de Nagoya entrera en vigueur le 12 octobre, pendant la conférence, soit 90 jours après la 50e ratification, effectuée par le Vietnam en juillet (53 ratifications à ce jour). Cet accord international sur l’accès aux ressources génétiques et le partage juste et équitable des avantages découlant de leur utilisation a fait l’objet d’un règlement adopté par l’Union européenne. Mais tous les états membres ne l’ont pas encore ratifié. En France, c’est le vote du projet de loi sur la biodiversité –prévu début 2015- qui doit l’entériner.

 



A suivre dans l'actualité :

Sites du groupe

Le blog de Red-on-line HSE Compliance HSE Vigilance HSE Monitor

Les cookies assurent le bon fonctionnnement de nos sites et services. En utilisant ces derniers, vous acceptez l’utilisation des cookies.

OK

En savoir plus