Catastrophes: une échelle d'évaluation des dommages

Le 20 juin 2005 par Christine Sévillano
Imprimer Twitter Facebook Linkedin Google Plus Email

Pour affiner l'évaluation des risques naturels et technologiques, un groupe d'experts pluridisciplinaire a élaboré une échelle d'évaluation globale des dommages matériels et humains.

Lors du colloque sur le projet de recherche Evaluation et prise en compte des risques naturels et technologiques (EPR), Claire Arnal, du Bureau des recherches géologiques et minières (BRGM), a présenté une échelle globale des dommages dans le cas de catastrophes naturelles ou technologiques.  Cet outil permet d'évaluer la vulnérabilité et l'importance des enjeux humains, des biens construits, des ressources naturelles, mais aussi de mieux mesurer les impacts économiques, sociaux et environnementaux. «Il s'agit d'éléments essentiels pour évaluer et hiérarchiser les risques», explique Claire Arnal. Chaque type de dommage, physique et fonctionnel (dégâts sur l'habitat, le transport, l'approvisionnement et les communications), est identifié et décrit, ainsi que ses conséquences. L'évaluation comprend une partie financière, mais aussi des éléments moins chiffrés comme l'état de santé (pour les dommages corporels). Une échelle de cotation de quatre niveaux a été élaborée.

Transposée aux affaissements miniers d'Auboué en Lorraine en 1996, cette échelle indique un niveau humain 2, puisque le dommage humain est peu important. Même si 150 maisons ont été endommagées et que 300 personnes ont dû quitter la commune, les dommages ne sont pas corporels, mais d'ordre psychologique. L'évaluation financière est plus importante, avec un niveau 3: le coût des dommages a été évalué par la préfecture à 14 millions d'euros. Les dommages fonctionnels sont également élevés (niveau 3) en raison de la fermeture d'école et de la désorganisation sociale. L'impact économique a été noté à 2, social à 3, environnemental à 1 et politique à 3 puisque le Code minier a subi une profonde transformation à la suite de cet incident. «L'intérêt de cette échelle est d'exprimer des dommages sous une forme normalisée et organisée avec une hiérarchie de valeurs réutilisable dans de nombreuses situations», conclut Claire Arnal. Cet outil reste à être validé sur d'autres types de phénomènes et avec des acteurs différents pour fixer les limites de son utilisation.




A suivre dans l'actualité :

Sites du groupe

Le blog de Red-on-line HSE Compliance HSE Vigilance HSE Monitor

Les cookies assurent le bon fonctionnnement de nos sites et services. En utilisant ces derniers, vous acceptez l’utilisation des cookies.

OK

En savoir plus