Catastrophes climatiques: la France en 19e position

Le 04 décembre 2015 par Romain Loury
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La canicule de 2003, à l'origine de la 19e place française
La canicule de 2003, à l'origine de la 19e place française

Depuis 1995, ce sont le Honduras, la Birmanie et Haïti qui ont le plus souffert des catastrophes climatiques, selon le nouveau classement Global Climate Risk Index établi par l’association Germanwatch. La France arrive en 19e position, juste derrière l’Allemagne et ex aequo avec le Portugal.

«Au vu des futurs changements climatiques, cet indice de risque climatique fait figure de signal d’alerte pour les pays déjà vulnérables au risque climatique, et alors que les épisodes extrêmes deviendront plus fréquents et plus sévères du fait du réchauffement», rappelle l’ONG Germanwatch.

Publié jeudi 3 décembre en pleine COP 21, ce classement Global Climate Risk Index, dont c’est la 11e édition, rappelle la forte vulnérabilité des pays en développement. Et notamment face aux ouragans et cyclones, en toile de fond du podium de cette année: ouragans Mitch (Honduras, octobre-novembre 1998) et Sandy (Haïti, octobre 2012), cyclone Nargis pour la Birmanie (avril-mai 2008).

Du côté des pays européens, l’Allemagne et la France, durement frappées par la canicule de l’été 2003, arrivent aux 18e et 19e positions, cette dernière étant ex aequo avec le Portugal. L’Europe arrive en revanche très bien (ou mal) placée pour la seule année 2014: du fait de très fortes inondations, la Serbie et la Bosnie-Herzégovine remportent les 1ère et 3ème places, tandis que l’Afghanistan, affecté par des glissements de terrain, arrive en 2ème position.

Calculé selon 4 indicateurs (nombre total de morts, nombre de morts rapporté à la population, pertes financières brutes, et rapportées au produit intérieur brut), cet indice ne doit pas être perçu comme un indice de vulnérabilité face au changement climatique à venir. D’autant qu’il est difficile de déterminer, pour chacune de ces catastrophes, quel est son lien avec le réchauffement.

Ce qui semble en revanche certain, c’est qu’un monde réchauffé de 2°C, seuil limite qu’il serait convenu de ne pas dépasser, ne sera pas plus confortable. Mené depuis 2011 par plusieurs instituts de recherche européens, dont le CNRS et Météo France, le projet IMPACT2C s’est attaché à déterminer les effets d’une telle hausse de température, sur le climat mais aussi le tourisme, l’énergie et la santé. Selon les résultats, dont une synthèse est présentée sur le site d’IMPACT2C, le nombre de jours de canicule devrait doubler en Europe, avec un surplus annuel de 23.000 décès du fait des vagues de chaleur.



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