Cars Macron, année zéro

Le 16 septembre 2016 par Marine Jobert
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Un autocar Eurolines, société très active.
Un autocar Eurolines, société très active.
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Presqu’un an après la libéralisation des autocars, l’Autorité de régulation des activités ferroviaires et routières fait le point sur l’évolution du trafic.

L’Autorité de régulation des activités ferroviaires et routières (Arafer) publie le bilan trimestriel du marché des services interurbains par autocar, libéralisé depuis le 8 août 2015. L’occasion de faire les comptes, un an[1] après l’ouverture d’un secteur jusque-là réservé aux destinations internationales. Ce sont près de 3,4 millions de passagers qui ont emprunté ce moyen de transport, avec près des deux tiers des voyages effectués vers ou à destination de Paris. Six opérateurs[2] se partagent le gâteau, avec 1.105 liaisons, desservant 193 villes françaises dans 75 départements, dont 127 villes de moins de 50.000 habitants (soit près des deux tiers des villes desservies).

Le voyageur-kilomètre? Une unité de mesure qui permet de comparer les différents modes de transport, en calculant notamment les différentes parts modales. Pour l’obtenir, on multiplie le nombre de voyageurs transportés par la distance moyenne parcourue par voyageur. On obtient la quantité de service rendu par le transport.

26 millions de km en un trimestre

La distance moyenne par passager s’établit à 342 kilomètres. Depuis la libéralisation, le trafic total généré représente 1,18 milliard de passagers-kilomètres (voir encadré). En juin dernier, une étude réalisée par le Commissariat général au développement durable (CGDD) estimait qu’en 2014 le transport intérieur de voyageurs, tous modes de transport confondus, avait représenté 907 milliards de voyageurs-kilomètres. En un seul trimestre, ce sont quelque 26 millions de kilomètres qui ont été parcourus par la flotte d’autocars.

Cars mieux remplis

Chaque entreprise a adopté sa propre stratégie territoriale, jonglant entre lignes radiales et transversales, démultipliant ou non le nombre d’arrêts. Parmi les 257 lignes proposées, seules 13 sont strictement identiques. Si les cars sont mieux remplis (avec un taux d’occupation de 40,7% au deuxième trimestre 2016 contre 30,2% au premier trimestre), leur fréquence a tendance à baisser (dans 42% des villes desservies). Le passager devient plus rentable (3,7 euros pour 100 km (+40 centimes par rapport au trimestre précédent)) et les tarifs augmentent en conséquence.

Les liaisons inférieures à 100 km restent les chasses gardées des autorités organisatrices de transport, qui peuvent saisir l’Arafer, afin de limiter ou d’interdire un projet de desserte qui porterait une atteinte substantielle à l’équilibre économique du service public existant (TER, trains d’équilibre du territoire, lignes départementales). Au 5 septembre 2016, 174 déclarations de projets de liaison de moins de 100 km ont été déposées auprès de l’Arafer. 88 projets n’ont fait l’objet d’aucune saisine, 24 saisines sont actuellement en cours d’instruction et 62 avis ont été rendus par l’Arafer (dont 21 interdisant ou limitant le service).

 


[1] L’étude a pris en compte les voyages effectués jusqu’au 30 juin.

[2] La société régionale Migratour est entrée sur le marché au cours du deuxième trimestre, avec la commercialisation d’une ligne saisonnière entre Le Puy-en-Velay (43) et Conques (12).

 



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