Canicule: les capacités électriques à bout

Le 20 juillet 2006 par Enerpresse
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La vague de chaleur actuellement observée a des conséquences diverses. Aux Etats-Unis, le réseau de distribution de Chicago n’a pas résisté aux températures inhabituelles (36°C) et un petit black-out a plongé la ville dans le noir, dimanche 16 juillet. Un désagrément également subi par les joueurs présents en masse, ce jour-là, à Las Vegas. En Californie voisine, un nouveau record de consommation a été enregistré mardi, à 47.049 mégawatts (MW). Cependant, malgré un thermomètre qui atteint plus de 37°C en moyenne, la situation y est encore maîtrisée: les pluies printanières ont, pour une fois, bien rempli les lacs de barrage. De plus, 2.000 MW de nouvelles capacités thermiques ont été mises en service au cours des derniers mois.

Plus près de chez nous, la situation est à peine meilleure. Peu habitués à ces températures, les Britanniques semblent au bord de la rupture. La nuit passée, le prix du mégawattheure (MWh) sur le marché d’outre-Manche a atteint des sommets à 286 livres (416 euros). La vague de chaleur qui touche l’Europe n’épargne pas les Espagnols. Avec des températures estivales suffocantes, la consommation de courant s’échauffe. Lundi 17 juillet, le réseau a fourni au plus fort de la consommation un total de 40.730 MW et bat ainsi pour la troisième fois son record de consommation depuis début juillet. Une sous-station électrique a pris feu à Madrid, obligeant l’évacuation des habitants de quatre immeubles. Dimanche, déjà, une installation avait pris feu, provoquant le chaos dans le centre de la ville.
En France, EDF avoue être un peu juste durant cette seconde canicule en trois ans. Si les centrales nucléaires du Bugey, du Tricastin et de Golfech ont été autorisées à rejeter leurs (chaudes) eaux de refroidissement dans des fleuves à peine moins chauds, les barrages de montagne turbinent moins qu’à l’accoutumée, pour maintenir au plus haut leurs stocks d’eau. Conséquence logique: l’entreprise a annoncé, mercredi 19 juillet, avoir acheté «de manière préventive» 2.000 MW.

Cette «défaillance du nucléaire» pousse l’association Agir pour l'environnement à réclamer une diversification des moyens de production électrique afin «de ne plus être soumis aux aléas structurels des centrales nucléaires». L’association réclame également la mise en oeuvre d’une vaste campagne de maîtrise de l’énergie reposant notamment sur «l’isolation et la construction de bâtiments bioclimatiques ne nécessitant pas systématiquement le recours à une climatisation énergétivore et climatophage».


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