Canicule 2003: la contribution de l’ozone

Le 29 juin 2006 par Claire Avignon
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Dans un article scientifique, des chercheurs français reviennent sur l’impact de la pollution à l’ozone lors de la canicule qui a touché l’Hexagone en août 2003.

Suite au traumatisme subi par la France lors de la vague de chaleur du 1er au 20 août 2003, l'Institut de veille sanitaire (InVS) a été chargé d'analyser sous toutes ses coutures le phénomène, dans l'espoir de ne plus jamais arriver à un bilan aussi catastrophique: le nombre de décès en excès a été évalué à 14.800, soit une augmentation de 60% par rapport aux années précédentes.

L'une des causes possibles de l'impact sanitaire de la canicule, l'ozone (O3), vient d'être analysée par un groupe de chercheurs regroupant l'InVS, l'Observatoire régional de la santé d'Ile-de-France et du Nord – Pas-de-Calais. La molécule est un polluant dont la production est favorisée par un fort ensoleillement et des températures élevées. 9 villes ont été étudiées: Bordeaux, Le Havre, Lille, Lyon, Marseille, Paris, Rouen, Strasbourg et Toulouse. Pour chaque ville, un excès de mortalité a bien été associé à une hausse de la concentration en ozone, excepté dans le cas de Lyon. Globalement, 379 décès peuvent être attribués au polluant atmosphérique.

Les chercheurs ont par ailleurs évalué la «contribution relative» de l'ozone et de la température à l'excès de risque de mort. Le rôle de la température apparaît généralement plus important que celui du polluant, excepté pour Toulouse et Strasbourg. Une hétérogénéité qui s'explique par des «caractéristiques locales spécifiques.»




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