Cancun : un sommet qui compte

Le 08 décembre 2010 par Valéry Laramée de Tannenberg
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Il y a plusieurs façons d’évaluer la réussite d’une négociation internationale. On peut compter le nombre de délégués présents, le nombre de pages de l’accord final, ou les articles que l’événement suscite.

Pew Charitable Trusts a une autre grille d’analyse de la COP 16-MOP 6, qui se tient à Cancun jusqu’au 10 décembre. La fondation, financée par les descendants des créateurs du groupe pétrolier Sunoco, a voulu montrer les implications économiques des décisions qui seront, peut-être, prises au Mexique au cours de ces prochains jours.


Dans un rapport publié mardi 7 décembre, la fondationPew estime les investissements en matière d’énergie renouvelable qui devront être réalisés dans les pays du G20, selon trois scénarios : le contexte législatif international n’est pas renforcé, les pays du G 20 tentent de respecter l’accord de Copenhague (limitation à 2°C de l’accroissement des températures), les pays les plus industrialisés commencent à décarboner leurs économie.


Bien évidemment, selon le chemin emprunté, les besoins en « énergie verte » ne seront pas les mêmes. Dans un schéma « business as usual », les pays du G20 devraient investir 1.700 milliards de dollars (1.283,16 milliards d’euros) dans les éoliennes, les énergies marines et autres systèmes solaires entre 2010 et 2020. Pour respecter les objectifs de Copenhague, il faudra mettre au pot une centaine de milliards $ de plus. En revanche, la décarbonisation nécessitera un effort plus substantiel : 2.300 milliards $ (1.736 milliards €). Bref, quelle que soit la teneur de l’accord qui pourrait être conclu à Cancun, les investisseurs et les énergéticiens ont maintenant une bonne idée du montant de la facture.


Ils savent aussi où cet argent devra être investi. Sans surprise, ce sera, estime la fondation américaine, principalement en Asie. A tous les coups, la Chine, l’Inde, le Japon et la Corée du Sud concentreront 40 % des investissements en ENR réalisés dans les pays du G20. Dans le schéma maximaliste, la Chine pourrait même investir plus de 60 milliards $ (45,28 milliards €) par an dans les énergies vertes !


L’Union européenne sera leur deuxième terre d’élection. Les 27 pourraient investir jusqu’à 705 milliards $ (532,13 milliards €), au cours de la prochaine décennie. L’Allemagne, le Royaume-Uni et l’Italie étant réputés attirer environ 60 % de cette manne.


Les Etats-Unis ne seront pas trop en reste. L’oncle Sam pourrait débourser jusqu’à 53 milliards $ (40 milliards €) par an, au cours de la prochaine décennie. Soit près de 10 fois plus que la France !



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