Cancers: rôle limité de l’environnement

Le 07 janvier 2009 par Sabine Casalonga
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Selon le rapport mondial sur le cancer publié le 30 décembre 2008 par le Centre international de recherche sur le cancer (Circ), la pollution chimique contribuerait «de façon limitée» au développement des cancers, bien que de nombreux polluants cancérogènes soient présents dans l’environnement.

Le rapport 2008 du Circ, une émanation de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), destiné à informer les professionnels de la santé, de la recherche et le grand public, contient trois chapitres dédiés à l’environnement dont l’un sur la pollution environnementale (1) et deux autres sur les risques professionnels et les radiations électromagnétiques.
Alors que le précédent rapport de 2003 avait estimé entre 1 et 4% la part de cancers dus à la pollution environnementale, aucune estimation chiffrée n’est donnée dans le rapport 2008. «Les chiffres de 2003 sous-estimaient la part réelle due à l’environnement, même si celle-ci est très difficile à évaluer», explique Vincent Cogliano, chef d’unité au Circ.

Jusqu’à présent, les études se sont focalisées sur les substances cancérogènes avérées, laissant de côté le risque potentiel lié aux milliers de produits chimiques non testés ou ceux dont le risque est suspecté, souligne le rapport. Le manque de connaissances sur les risques liés à l’exposition à des mélanges de plusieurs substances présentes à faibles doses dans l’environnement est également évoqué.

L’amiante, la pollution de l’air intérieur (chauffage au bois et charbon) et extérieur (émissions industrielles et transports) ainsi que la pollution des sols et de l’eau sont pointés du doigt par le Circ. Une étude de l’OMS (2006) a ainsi montré que la fumée issue de combustibles solides (bois, charbon) représente un des 10 principaux facteurs de risque de cancer dans le monde. Les pesticides et les PCB sont également considérés comme des cancérogènes «possibles».
Dans son volet sur les ondes électromagnétiques, le rapport indique l’absence de preuve suffisante sur le lien entre champs électromagnétiques à très basses fréquences et risque de cancer, ainsi que le caractère non conclusif des études sur la téléphonie mobile. La publication de l’étude Interphone, coordonnée par le Circ et très attendue sur ce sujet mais retardée en 2008, est prévue pour cette année.

Le nombre de cas de cancer dans le monde a doublé au cours des 30 dernières années du XXe siècle. En 2008, 25 millions de personnes souffrent d’un cancer et plus de 26 millions de nouveaux cas sont attendus chaque année d’ici 2030. «C’est sur les pays à ressources faibles et moyennes que l’impact du fardeau mondial du cancer se fera sentir le plus fortement», note dans le communiqué Peter Boyle, ex-directeur du Circ et auteur du rapport.

(1) La pollution environnementale se réfère à la contamination par des substances chimiques de l’air, de l’eau, du sol et de l’alimentation, selon la définition donnée par le Circ.


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