Cancer du sein: les fruits et légumes, parfois efficaces en prévention

Le 30 janvier 2013 par Romain Loury
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De nouveaux atouts pour les fruits et légumes
De nouveaux atouts pour les fruits et légumes

La consommation régulière de fruits et légumes pourrait diminuer le risque de certains types de cancer du sein, selon une grande étude publiée dans le Journal of the National Cancer Institute (JNCI).

Si le bénéfice des fruits et légumes est désormais bien établi contre les maladies cardiovasculaires, leur intérêt préventif paraissait loin d’être évident contre le cancer, notamment celui du sein. Le débat semble relancé par les résultats obtenus par Seungyoun Jung, de la Harvard Medical School de Boston, et ses collègues.

Selon la méta-analyse qu’ils ont menée sur 20 études publiées, soit un total de près de 994.000 femmes, les fruits et légumes pourraient bien être efficaces contre un certain type de cancer du sein, ceux n’exprimant pas le récepteur des estrogènes (ER-). Les femmes consommant plus de légumes ont ainsi 18% moins de risques de développer un cancer du sein ER-, tandis qu’aucun effet n’est relevé avec les cancers ER+.

Une même tendance préventive est observée chez les femmes consommant beaucoup de fruits, dont le risque de cancer ER- est diminué de 6%, mais sans atteindre la significativité statistique. «Peut-être certains composants actifs particulièrement présents dans les légumes [dont les carotènes] sont plus efficaces dans la prévention des cancers ER-» que ceux retrouvés dans les fruits, proposent les auteurs.

Moins dépendantes à la présence d’œstrogènes (hormones sexuelles féminines) que les cancers ER+, les tumeurs ER-, de pronostic plus sévère, ne constituent que 15 à 20% des cancers du sein. Ce qui expliquerait pourquoi l’effet des fruits et légumes n’a pu être observé lors d’études portant sur l’ensemble de ces cancers.

Désormais mieux traités, donc moins mortels, les cancers du sein ont vu leur incidence fortement augmenter au cours des dernières décennies. Selon l’Institut de veille sanitaire (InVS), elle a connu une hausse annuelle de 2,4% au cours de la période 1980-2005.



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