Cancer du sein et alcool: seule l’abstinence paye

Le 09 novembre 2011 par Romain Loury
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Même une consommation modérée d’alcool, comme quelques verres par semaine, est associée à une hausse du risque de cancer du sein, révèle une grande étude publiée dans le Journal of the American Medical Association (Jama).
 
Le lien entre alcool et cancer du sein, qui pourrait s’expliquer par une hausse du taux d’estrogènes, est bien établi, mais seulement à consommation élevée. On en sait beaucoup moins sur l’impact de doses plus normales, à savoir s’il existe un effet-seuil. Il semble que non, selon l’étude menée par l’équipe de Walter Willett, du Brigham and Women’s Hospital de Boston (Massachusetts).
 
Menée sur près de 106.000 femmes de la cohorte américaine Nurses’ Health Study (NHS), cette analyse portant sur la période 1980-2008 révèle un risque modeste, mais significatif: dès une consommation comprise entre 3 et 6 verres par semaine, il augmente de 15% par rapport aux femmes ne buvant pas un seul verre [1].
 
Un chiffre qui peut s’élever à 33% en cas de binge drinking récurrent, pratique consistant à boire beaucoup pendant une seule soirée. A l’inverse, la fréquence de consommation, à savoir le nombre de jours où l’on boit pendant la semaine, importe peu.
 
Pas de quoi se réfugier dans l’abstinence pour autant, tempèrent les auteurs, qui parlent de «choix personnel»: selon une récente étude, une consommation modérée d’alcool, et pas seulement de vin rouge, diminuerait jusqu’à 25% le risque d’accident cardiovasculaire.
 
[1] Ce risque est augmenté de 51% chez les femmes consommant 2 verres par jour.
 


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