Cancer colorectal: la viande rouge, mais aussi les boissons à sucres ajoutés

Le 24 juillet 2013 par Romain Loury
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Une dose quotidienne de café diminue de 8% le risque de cancer colorectal.
Une dose quotidienne de café diminue de 8% le risque de cancer colorectal.
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Sources de diabète et d’obésité, les boissons à sucres ajoutés favoriseraient également le cancer colorectal, selon une étude britannique publiée dans l’European Journal of Cancer Prevention.

Troisième cancer le plus fréquent en France, deuxième en termes de mortalité, le cancer colorectal semble étroitement lié aux pires défauts du mode de vie occidental: inactivité physique, alcool, tabac, alimentation trop riche laissant peu de place aux fruits et légumes… A ce jour, la viande rouge est l’aliment le plus souvent mis en cause dans ce cancer, mais d’autres produits pourraient le favoriser.

C’est le cas des boissons à sucres ajoutés, comme le révèle l’étude publiée par l’équipe de Harry Campbell, de l’université d’Edimbourg. Menée sur 2.062 patients comparés à 2.776 sujets-contrôles, elle montre que ces boissons, gazeuses et/ou à base de fruits, sont liées à un sur-risque de 12% de cancer colorectal pour chaque unité ingérée par jour. Un phénomène indépendant du niveau d’activité physique et de l’indice de masse corporelle (IMC).

 

Pour les chercheurs, c’est l’excès de sucres ou de valeur énergétique, déjà responsable de diabète et d’obésité, qui expliquerait l’association avec ce cancer. Un même lien est d’ailleurs observé avec les aliments très riches d’un point de vue énergétique, qu’ils soient sucrés ou gras (desserts, gâteaux, biscuits, chocolat, chips, etc.), dont chaque unité quotidienne est associée à un sur-risque de 18%. Idem pour les jus de fruits, qui augmentent le risque de 19%.

 

Plus surprenant, le poisson blanc, pourtant très recommandé, semble favoriser la maladie (+14% par unité/jour). Peut-être une conséquence du fait que «64,3% du poisson blanc consommé était frit, cuit dans du beurre ou fumé, tandis que seul 24,3% était grillé ou poché», avance l’équipe.

 

Seul produit à trouver grâce auprès des auteurs, le café, dont chaque dose quotidienne diminue le risque de 8%. Déjà observé lors de précédentes études, cet effet préventif pourrait s’expliquer «parce que [le café] contient des substances anticancéreuses, tels que des composés phénoliques, ou parce qu’il accroît la motilité intestinale».



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