Canal Seine-Nord Europe: un projet de taille

Le 06 avril 2011 par Célia Fontaine
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Le chantier du canal Seine-Nord qui reliera le bassin parisien au Nord-Pas de Calais et au réseau européen touche à sa fin. En déplacement à Nesle (Somme) le 5 avril, le président de la République Nicolas Sarkozy a rappelé le coût du projet -4,5 milliards d'euros- et annoncé officiellement le lancement du dialogue compétitif qui doit départager Bouygues et Vinci pour la construction et l’exploitation de l'ouvrage.
 
«Cette nouvelle étape vers la réalisation du canal Seine-Nord Europe marque la volonté du gouvernement d’inscrire le transport fluvial comme un élément majeur de la politique de report modal pour atteindre l’objectif d’augmentation de 12 à 25% de la part du fret non routier à l’horizon 2022», indique le ministère en charge de l’écologie dans un communiqué du 5 avril. Ainsi, la mise en service du canal «permettra de multiplier par 4 le trafic fluvial sur l’axe Nord-Sud et par 2 sur l’ensemble du réseau français au bénéfice des filières industrielles et logistiques qui utiliseront cette nouvelle voie à grand gabarit et pourront s’installer le long du corridor fluvial du Havre à Lille».
 
Le canal Seine-Nord Europe qui verra le jour en 2016-2017 connectera les ports maritimes et intérieurs des bassins de la Seine et du Nord-Pas de Calais à ceux des 20.000 kilomètres du réseau fluvial européen à grand gabarit.
 
Pour France nature environnement (FNE), les enjeux environnementaux de la construction de ce canal à grand gabarit sont «énormes»: ils touchent à la préservation de la ressource en eau, à la biodiversité, aux pertes de terres agricoles... En effet, environ 15 millions de tonnes de marchandises (matériaux de construction, céréales, combustibles, engrais, etc.) devraient être transportées sur le futur axe retirant ainsi 500.000 camions des routes chaque année.
 
Cependant, le transport fluvial en général et le canal Seine-Nord Europe, reposent sur un modèle économique fragile, souligne la fédération dans un communiqué du 5 avril. «L’investissement considérable dans ce canal grand gabarit ne pourra trouver sa pertinence que si l’engagement pour le transfert modal est résolu et inflexible, ce qui nécessite une rupture dans les décisions gouvernementales de soutien au mode routier de marchandises», estime-t-elle.
 
Il est ici fait référence à l’autorisation récente donnée aux poids lourds de 44 tonnes de circuler dans le secteur agricole et agro-alimentaire (dans le JDLE), à la généralisation des aides directes et indirectes au transport routier, et à fiscalité avantageuse sur les carburants.


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