Canal Seine-Nord Europe: deuxième phase de concertation

Le 20 juin 2005 par Delphine Moninot
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Avant l'envoi de la deuxième phase de consultation, Voies navigables de France a présenté le bilan de la première phase qui a permis quelques modifications de tracé.

L'avant-projet du canal Seine-Nord Europe est entré dans sa deuxième phase de concertation, qui doit durer jusqu'en septembre. Cinq réunions publiques sont prévues entre le 27 juin et le 7 juillet à Compiègne, Cambrai, Péronne, Lille et Paris, des villes situées sur le tracé de référence. Elles porteront sur les enjeux économiques locaux et sur l'insertion du projet dans son environnement. L'objectif est de remettre le dossier d'avant-projet au ministre chargé des transports en mars 2006 pour aboutir à une déclaration d'utilité publique en 2007, afin que la Seine, la région Ile-de-France et les ports normands soient reliés à l'ensemble des canaux européens en 2012.

Les premières concertations avaient réuni du 15 mars au 15 avril 500 participants (élus, associations, riverains, acteurs économiques, etc.). Voies navigables de France (VNF), le maître d'oeuvre du projet, a recueilli les avis exprimés par les populations concernées sur les aspects techniques, environnementaux et hydrauliques du projet. «De nombreuses propositions ont été élaborées avec les élus et la profession agricole pendant cette première phase de concertation», a indiqué François Bordy, le président de VNF, lors d'une conférence de presse le 16 juin. «20 millions de mètres cubes de déblais seront économisés grâce à la consultation avec les agriculteurs», a indiqué Nicolas Bour, le chef de la mission de maîtrise d'ouvrage. Sur les 10 variantes issues de la concertation sur le terrain, le comité de pilotage du projet, réuni le 9 mai 2005, en a validé 5 qui permettent d'avancer dans la définition du tracé de référence. «Au nord de Péronne, le tracé a été décalé de 1,5 km vers l'est, ce qui fait gagner 800 mètres de tracé et permet de passer dans des terres agricoles peu fertiles», a précisé Nicolas Bour. Il a par ailleurs indiqué vouloir: «gérer au mieux la ressource et la sensibilité des territoires aux crues et étudier la possibilité d'alléger la Somme en période de crue pour alimenter le canal».

Le canal à grand gabarit Seine-Nord Europe (SNE), d'une longueur de 105 km, reliera Janville (au nord de Compiègne dans l'Oise) au canal Dunkerque-Escaut (à l'est d'Arleux, dans le Nord). Il aura une capacité d'accueil de plus de 30 millions de tonnes par an, avec des convois de 4.400 tonnes (contre 700 tonnes pour le canal Nord actuel). En proposant une offre alternative pour le transport des marchandises, le SNE doit contribuer au report du trafic sur l'eau, un mode présentant des atouts avérés en termes de consommation énergétique, d'émissions de gaz à effet de serre et de sécurité. Selon VNF, le transport fluvial a connu une augmentation de 14,7% en tonnes-kilomètres, sur les quatre premiers mois de 2005.


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