Canal Seine-Nord Europe: création du comité Seine-Escaut

Le 25 novembre 2005 par Christine Sévillano
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Le développement du projet du canal Seine-Nord Europe se poursuit avec la création du comité Seine-Escaut, qui a une vocation transfrontalière, et la réflexion sur le financement dans le cadre du partenariat public-privé.

A l'issue d'une matinée de débats sur les opportunités économiques du canal Seine-Nord Europe pour un partenariat innovant a été signée une déclaration ministérielle, qui lance le comité Seine-Escaut, entre les représentants des ministères chargés des transports français, hollandais, wallon et flamand. Il s'agit d'un organisme de coordination, de coopération et de concertation sur le projet du canal Seine-Nord qui veut s'intégrer dans une dynamique européenne. Outre l'échange d'informations entre les pays et les efforts pour créer la liaison internationale à grand gabarit rapidement, il mettra en place des mécanismes qui favoriseront le financement des sections de la liaison fluviale Seine-Escaut et diffusera des informations auprès des acteurs institutionnels et économiques.

En somme, le canal Seine-Nord Europe poursuit son évolution, et cette assemblée a surtout été l'occasion de mettre en avant la dernière phase de concertation sur l'avant-projet: commencée le 22 octobre, elle concerne près de 400 acteurs : les collectivités locales, les organismes socio-économiques et les associations des 4 régions traversées par la future infrastructure. Elle devrait prendre fin en janvier 2006 et l'avant-projet sera remis avant le 31 mars 2006 au ministre chargé des transports, Dominique Perben. D'autres réunions vont se tenir dans les prochains mois à Duisburg (Allemagne), à Londres ou à Bruxelles sur les aspects financiers. En effet, l'étape qui s'ouvre actuellement est la mise au point du financement de la construction et de l'exploitation du canal et, sur ce point, les acteurs comptent bien profiter des avantages du partenariat public-privé, premier du genre en France pour ce type d'infrastructure. Les premières hypothèses sur les apports de financements privés se situent entre 10 et 25%. «Mais peut être davantage, selon le degré d'engagement des entreprises. En outre, elles vont apporter des solutions techniques et organisationnelles. Le canal restera néanmoins du domaine public», a prévenu François Bordry, président des Voies navigables de France (VNF). Une partie du financement sera assurée par le péage.

Concernant ce financement, Patrice Raulin, directeur général de la mer et des transports au ministère, a rappelé l'importance des consultations qui ont permis aux acteurs locaux de proposer une dizaine de variantes, dont 5 ont été retenues. «Deux variantes proposent une réduction de 1,5 kilomètre en évitant le passage dans des zones agricoles riches», souligne le directeur. Autre évolution du projet: le coût. Les études de 1996 avançaient la somme de 2,6 milliards d'euros, aujourd'hui l'investissement est plutôt situé entre 3,3 et 3,6 milliards d'euros. «Cette fois-ci, les coûts ont été étudiés de très près. Il faut dire que nous n'avons pas de modèle, comme peuvent en avoir les maîtres d'ouvrage des routes et des liaisons ferroviaires. Toutefois, ce montant n'inclut pas le doublement des écluses. Nous attendons aussi des propositions techniques des entreprises pendant cette dernière phase de consultation», conclut François Bordry. Rappelons que le trafic du canal Seine-Nord Europe devrait atteindre 18 millions de tonnes à l'horizon 2020.




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