Canada: protéger les océans pour mieux transporter du pétrole?

Le 08 novembre 2016 par Stéphanie Senet
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Si elle est autorisée, l'extension du pipeline Trans Mountain va fortement accroître le trafic maritime
Si elle est autorisée, l'extension du pipeline Trans Mountain va fortement accroître le trafic maritime

Après le prix du carbone, la pollution maritime. Le nouveau Premier ministre canadien Justin Trudeau a annoncé, le 7 novembre, qu’il allait investir 1 milliard d’euros sur 5 ans dans la protection du littoral et des écosystèmes, notamment contre la pollution aux hydrocarbures.

 

«Le Canada détient le plus important littoral côtier au monde et, ce n’est pas un secret, nous n’avons pas assez fait pour le protéger», a-t-il déclaré lors d’une conférence de presse à Vancouver. Le gouvernement veut se doter d’un dispositif de réponse rapide en cas d’incident alors que le trafic de pétroliers est appelé à augmenter dans la région.

Selon le communiqué, ce plan national de protection des océans vise à «créer un système de sécurité maritime de classe mondiale», «à restaurer et à protéger les écosystèmes et les habitats marins», «prendre des mesures adéquates pour traiter les navires abandonnés et les épaves», ou encore «investir dans la recherche sur le nettoyage des déversements d’hydrocarbures». Concrètement, le gouvernement va créer un centre de sauvetage maritime à St-John et déposer un projet de loi interdisant l’abandon d’un navire dans les voies navigables canadiennes.

 

Un préliminaire à l’extension du pipeline?

Pour les associations environnementales, cette déclaration est surtout le signe que le gouvernement risque d’approuver, le mois prochain, l’extension controversée du pipeline Trans Mountain (construit en 1953), qui doit relier l’Alberta à la côte Pacifique sur 1.100 kilomètres. Pour l’heure, le nouveau Premier ministre s’est refusé à confirmer cette décision.

 

Réponse le 19 décembre

Pourtant, il devra bientôt trancher. Le gouvernement a en effet jusqu’au 19 décembre pour faire savoir à l’entreprise américaine Kinder Morgan Inc si elle est autorisée à tripler ou non la capacité du pipeline et à agrandir son terminal pétrolier maritime. Un projet soutenu par l’Alberta mais vilipendé par les associations environnementales, dont l’ONG Stand Earth, qui demande une expertise sur les impacts sanitaires du projet. Selon elle, l’extension du pipeline conduirait à doubler le nombre de réservoirs de stockage et à multiplier les risques d’exposition de la population.



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