Canada: mais qui va surveiller les océans?

Le 30 mai 2012 par Geneviève De Lacour
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Pêches et Océans Canada représente 5 laboratoires fédéraux
Pêches et Océans Canada représente 5 laboratoires fédéraux

Souhaitant limiter l'intervention gouvernementale, le gouvernement canadien a décidé le 17 avril dernier de réduire de 5,2 milliards de dollars canadiens (4 milliards d’euros) le montant du budget fédéral. Dans le lot, les dotations du ministère fédéral de l’environnement seront réduites de 88,2 M$ sur trois ans (68 M€) (voir JDLE).

La semaine dernière, le gouvernement du conservateur Harper s’est attaqué au budget du ministère des pêches et des océans. Un secteur qui fait la réputation des scientifiques canadiens. Le gouvernement a ainsi annoncé une coupe budgétaire, répartie sur trois ans, de 79,3 M$ canadiens (soit 62 M€) dans le budget de ce ministère.

Ainsi, environ 400 personnes devraient être remerciées très prochainement. Pour remplacer le département de recherche sur l’impact des contaminants et des pesticides, un fond de 1,4 M$ (1 M€) sera débloqué pour l’année. Un comité d’experts, d’universitaires et de scientifiques indépendants établira une liste d’actions prioritaires.

Scientifiques et défenseurs de l’environnement craignent que la recherche soit dorénavant financée par les industriels et qu’ils perdent de leur indépendance.

«Le département des pêches et des océans ne sera plus en mesure de faire un suivi des produits chimiques présents en mer. C’est plutôt dérangeant. Cela remet en cause une longue histoire de recherche dans ce domaine», déclare Peter Hodson, professeur de biologie à la Queen’s University de Kingston (Ontario).

En guise de protestation, une centaine d’universitaires mais aussi des employés du gouvernement ont envoyé le 28 mai dernier un courrier au Premier ministre Stephen Harper lui demandant de faire machine arrière.

Des scientifiques qui rappellent l’importance de leur travail passé pour le développement de l’industrie aquacole canadienne.

Ainsi le programme de conservation des saumons et la mise en place des fermes aquacoles sont nés avec l’aide technique du département des pêches et des océans, comme aiment à le rappeler les chercheurs canadiens.

Avec l’ouverture du passage du Grand Nord et l’expansion des forages pétroliers en Arctique faisant transiter le pétrole par la côte ouest canadienne, cette expertise «maison» pourrait s’avérer cruciale dans les années à venir.

 



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