Canada: l’avenir du protocole de Kyoto

Le 31 janvier 2006 par Enerpresse
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Stephen Harper, le Premier ministre canadien issu des élections générales du 23 janvier, n'a jamais porté le protocole de Kyoto dans son coeur. Pas plus que ses amis conservateurs.

«De Buenos Aires à Montréal, j'étais de toutes les conférences des parties», rappelait lundi au correspondant de la BBC Bob Mills, le spécialiste des questions d'environnement du parti conservateur. «Qu'y voyait-on? 180 pays discuter, mais aucun d'entre eux n'avait de solution». Pour Bob Mills, la meilleure des réponses au changement climatique réside plutôt dans des accords semblables à celui conclu, il y a quelques jours, par les nations membres du partenariat Asie-Pacifique, ou dans les idées développées lors du dernier sommet du G8. Bref, dans le meilleur des cas, des accords de réduction d'émissions de gaz à effet de serre sans objectif contraignant. Certes, Ottawa n'en est pas encore à annoncer son retrait du protocole de Kyoto, mais certains signes sont troublants. Bob Mills se répand sur les ondes et dans les colonnes de journaux en répétant que le Canada ne pourra pas, à l'horizon 2012, réduire ses rejets de CO2 de 6% par rapport à 1990: ses émissions ont progressé de 25% depuis 15 ans. Dans le Toronto Star, des proches de Stephen Harper annoncent que le très ambitieux plan vert, voté le 20 avril dernier par la majorité précédente, va être passé à la moulinette. A l'issue de cet examen à la loupe, qu'adviendra-t-il des 5 milliards de dollars prévus pour acheter des crédits-carbone internationaux, financer les actions climatiques des provinces, aider les constructeurs automobiles afin d'éviter l'émission de 270 millions de tonnes de CO2 par an en 2012? Nul ne le sait encore. Ce qui est clair, en revanche, c'est que les anti-Kyoto canadiens reprennent du poil de la bête. Des voix s'élèvent déjà, en Ontario, pour réclamer la construction de centrales thermiques plutôt que nucléaires. Et cela pourrait n'être qu'un début. Car, si Ottawa décide de ne plus respecter ses engagements, pourquoi les autres pays poursuivraient-ils leurs efforts?


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