Californie: les décharges à 90% dans les zones les plus pauvres

Le 16 avril 2007 par Claire Avignon
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Déjà en février, une étude de l'université du Michigan (Etats-Unis) avait dénoncé le fait que les décharges de déchets dangereux se situaient «de manière disproportionnée» dans les zones les plus pauvres où vivent les minorités (1). Aujourd'hui, c'est une étude de l'université Clark Atlanta qui montre que la Californie a la concentration de minorités vivant près des décharges de déchets dangereux la plus importante de tout le pays. Ainsi, dans le seul Los Angeles, sur 1,2 million d'habitants vivant près des 17 centres de stockage, 1,1 million font partie des minorités. Soit un taux de 91% contre une moyenne nationale de 81%.

En outre, les zones où se trouvent les décharges abritent aussi généralement d'autres industries dangereuses. Selon Robert Bullard, sociologue et principal auteur de l'étude, «c'est un effet d'accumulation. Lorsque vous avez une décharge, vous avez aussi l'incinérateur, le fabricant de peintures, l'usine chimique. Ces quartiers deviennent des zones sacrifiées.»



(1) Voir l'article du JDLE intitulé «USA: plus de décharges dangereuses dans les zones pauvres»




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