Californie: le dessalement alternative à l'importation

Le 03 février 2005 par Claire Avignon
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Desalination
Desalination

Les procédés de dessalement de l'eau de mer deviennent de moins en moins chers tandis que les besoins en eaux de certaines régions, dont la Californie et le Moyen-Orient sont de plus en plus grands. Cependant, des oppositions à cette technique émergent.

La Californie est très dépendante de ses voisins qui lui fournissent une grande partie de l'eau dont elle a besoin. Cet Etat voit dans le procédé de dessalement un moyen de devenir indépendant en matière de production d'eau et de réduire l'exploitation des nappes phréatiques. En outre, la technique revient 1,2 à 1,5 fois plus chère que l'"importation" alors qu'elle l'était 300 fois plus il y a dix ans. Actuellement, environ 12.000 mètres cube d'eau sont produits chaque jour grâce à des usines de dessalement en Californie. De nombreuses autorités locales ont pour projet de construire leur propre usine, à l'instar du Marin municipal water district (MMWD), l'agence publique du comté de Marin, près de San Francisco qui veut installer une unité de 40.000 mètres cube d'eau en 2008. Au total, la Commission du littoral de Californie (California coastal commission) a répertorié une vingtaine de projets qui produiraient 900.000 mètres cube d'eau potable par jour.

Cependant, certains craignent que les impacts environnementaux soient supérieurs aux bénéfices attendus. D'ailleurs, un rapport nommé "Seawater desalination and the California coastal act" a été publié en mars 2004 par la Commission du littoral de la Californie. Sachant que peu d'études ont déjà été effectuées sur les risques environnementaux, le ton reste prudent.

L'effet sur la vie marine doit être particulièrement pris en compte. Ainsi, de nombreux organismes marins peuvent être entraînés lors de la prise de l'eau de mer, notamment le plancton, les larves et les oeufs de poissons. Le rapport estime toutefois que l'impact peut être minimisé voire évité grâce à «un emplacement, une conception de l'installation, et un fonctionnement appropriés". La Commission demande, en outre, que les procédés de dessalement utilisent le moins possible de substances chimiques dangereuses. Dernière recommandation: les autorités locales ne doivent pas éliminer les alternatives au dessalement telles que le recyclage, la recherche de nouvelles sources, la diminution des consommations des particuliers par des systèmes comme les régulateurs de débit, etc.

Ces consignes ont été respectées par le MMWD qui prépare actuellement pour son projet d'usine une étude d'impact environnemental. Il continue parallèlement à développer des solutions alternatives.




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