Calendriers de l’Avent: les huiles minérales fêtent aussi Noël

Le 05 décembre 2012 par Romain Loury
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De mauvaises surprises dans les calendriers de l'Avent
De mauvaises surprises dans les calendriers de l'Avent

Une association allemande de consommateurs, Stiftung Warentest, a sonné l’alarme fin novembre sur les chocolats des calendriers de l’Avent, dont plusieurs contiennent des huiles minérales.

A chaque jour de décembre, une fenêtre à ouvrir sur un chocolat cancérigène? Telle est la crainte de Stiftung Warentest, qui a fait analyser 24 marques différentes de calendriers de l’Avent. Résultat: 15 d’entre eux contiennent des huiles minérales, jusqu’à 7 milligrammes par kilo (mg/kg) de chocolat; 9 comportent même des huiles minérales de type aromatique, jugées cancérigènes. Egalement présentes, des huiles minérales saturées, suspectées de toxicité hépatique.

Selon un tableau publié par l’association, les trois grands gagnants sont les calendriers des marques Arko, Confiserie Heilemann et Rausch -mot qui signifie «intoxication» en allemand. Egalement porteurs d’huiles minérales aromatiques, ceux de Smarties et de Lindt.

Considérées par l’autorité européenne de sécurité des aliments (Efsa) comme une menace potentielle pour la santé (voir le JDLE), les huiles minérales proviennent entre autres des emballages (carton et papier recyclé, encres, plastiques) et des lubrifiants utilisés pour les machines industrielles ou agricoles. Autre source, les additifs de type E905, de «a» à «d».

Selon un rapport de l’Efsa publié en juin, ce sont le pain et les céréales (pâtes, semoule, etc.) qui sont les plus chargés, avec des taux allant jusqu'à plusieurs centaines de mg/kg. Viennent ensuite la confiserie, les huiles végétales, les produits manufacturés à base de poisson, etc., tous entre 20 et 40 mg/kg. Encore peu étudiées d’un point de vue sanitaire, elles ne disposent toujours pas de seuils-limites.

S’il estime que la présence d’huiles minérales est «indésirable» dans les chocolats comme dans tout aliment, l’institut fédéral d’évaluation des risques (BfR) relativise le danger. Manger un seul chocolat par jour n’apporte qu’«une très faible quantité additionnelle d’huiles minérales [0,022 mg au maximum] par rapport à l’alimentation totale», explique l’agence sanitaire. Une seule fenêtre par jour comme principe de précaution, un argument supplémentaire pour que les enfants patientent.



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