Cadmium: des bébés plus petits

Le 12 novembre 2014 par Romain Loury
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"Bébé cadmium", un mauvais départ
"Bébé cadmium", un mauvais départ
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Déjà soupçonné de nombreux maux, le cadmium est lié à un faible poids de l’enfant à la naissance, révèle une étude américaine publiée dans la revue PLoS ONE. Or il s’agit là d’un facteur important de mortalité infantile, mais aussi d’une mauvaise santé à l’âge adulte.

Parmi les métaux lourds, le cadmium est l’un des plus inquiétants pour la santé publique. Notamment pour les enfants: en 2012, l’autorité européenne de sécurité des aliments (Efsa) révélait que leur dose hebdomadaire de cadmium était de 4,66 microgrammes par kilo  de poids corporel, bien au-dessus de la dose hebdomadaire tolérable (DHT) de 2,5 µg/kg.

Présent dans la fumée de cigarette et dans plusieurs aliments, le cadmium s’attaque à de nombreux organes, favorisant plusieurs cancers, mais il est lié aussi à l’insuffisance rénale et à des troubles du développement mental chez l’enfant. Or le voici désormais accusé de freiner la croissance du fœtus, et ce de manière marquée. De quoi favoriser des problèmes de santé tout au long de la vie.

L’équipe de Rebecca Fry, de l’université de Caroline du Nord à Chapel Hill, a étudié 1.027 femmes enceintes, mesurant le taux de cadmium dans le sang du cordon, puis le comparant au poids de naissance de l’enfant. Chez les plus contaminées, les enfants présentaient un poids inférieur de 6,1% à ceux qui étaient nés des femmes les moins imprégnées. Et le risque d’être considéré comme un très petit bébé (dans les 10% inférieurs) était accru de 71%.

Selon les chercheurs, la toxicité du cadmium pourrait s’exercer de différentes façons, notamment parce qu’il inhiberait le transfert du zinc au fœtus, ou même à cause d’un effet perturbateur endocrinien. Des résultats inquiétants, alors que le cadmium est l’un des rares métaux lourds pour lesquels l’exposition de la population n’a pas baissé ces dernières années. Bien au contraire: selon l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, elle a même augmenté de 400% entre sa première étude de l’alimentation totale (EAT1), publiée en 2004, et sa deuxième (EAT2), en 2011.



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