Business as usual dans le golfe du Mexique

Le 05 mars 2012 par Valéry Laramée de Tannenberg
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400 permis d'exploration ont été délivrés ces derniers mois.
400 permis d'exploration ont été délivrés ces derniers mois.

L’accord de dédommagement proposé par BP ne règle pas tous les litiges résultant du naufrage de la plate-forme Deepwater Horizon, au printemps 2010.

Vendredi 3 mars, le pétrogazier britannique a proposé 7,8 milliards de dollars (5,9 milliards d’euros) pour indemniser les dizaines de milliers d’entreprises et de particuliers qui se sont constitués parties civiles dans le procès civil contre BP.

L’accord conclu entre les avocats de toutes les parties doit encore être accepté par le juge fédéral Carl Barbier, lequel était censé instruire le procès à La Nouvelle Orléans.

S’il était validé, ce deal serait loin de clore le chapitre ouvert par la pire des marées noires jamais connues dans le golfe du Mexique. Certes, le procès initialement prévu entre BP et les plaignants «civils» pourrait être évité. Mais les actions judiciaires intentées par les autorités régionales et nationales ne seront pas éteintes, accord entre la compagnie britannique et ses accusateurs ou pas.

Plus inquiétant, l’industrie pétrolière a repris ses droits dans les eaux du golfe du Mexique. Sous la double pression des majors et des élus républicains, l’administration Obama a relancé les forages en eaux profondes.

Pas moins de 400 permis d’exploration offshore ont été délivrés ces derniers mois, dont 61 à des profondeurs supérieures à 150 mètres d’eau. A ce rythme, a calculé le ministère américain de l’énergie, la région pourrait produire 2 millions de barils par jour, en 2020, contre 1,3 million aujourd’hui.

Récemment, Washington a conclu un accord avec Mexico pour faciliter l’exploitation du sous-sol marin mexicain, dont certaines zones se trouvent à 2.000 mètres de profondeur.

Au sein du parti démocrate, seul le député Edward Markey s’élève contre ce redémarrage rapide de l’exploration offshore. «L’industrie pétrolière et les républicains préfèrent la précipitation à la sûreté, ce qui a justement conduit à la catastrophe de BP», résume l’ex-auteur d’une proposition de loi sur la réduction des émissions de gaz à effet de serre.

Et comme pour lui donner raison, le candidat républicain Mitt Romney vient de désigner comme conseiller aux questions énergétiques Harold Hamm, le patron de la compagnie pétrolière Continental Resources.



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