Bush mise toujours sur les technologies anti-CO2

Le 21 mai 2007 par Agnes Ginestet
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Les ministres des pays membres de l’Agence internationale de l’énergie (AIE) réunis à Paris les 14 et 15 mai ont souligné l’importance d’investir dans les technologies pour faire face au réchauffement climatique. De leur côte, les Etats-Unis tardent à introduire des réglementations.

«Pour construire un avenir énergétique durable, nous devons accélérer le développement et le déploiement des nouvelles technologies. Nous nous y emploierons sans tarder». C'est ce qu'ont déclaré dans un communiqué paru le 15 mai les ministres des Etats membres de l'AIE, ajoutant qu'il faut «pouvoir compter sur des cadres réglementaires plus transparents, plus stables et plus prévisibles pour stimuler l'investissement». Les Etats-Unis, qui n'ont pas ratifié le protocole de Kyoto, estiment toujours que les technologies sont LA solution pour réduire les émissions de CO2, sans pour autant avoir recours à des mesures réglementaires.

Samuel Bodman, secrétaire d'Etat américain à l'énergie, a rappelé le 14 mai lors d'une conférence de presse à Paris que pour le président George W. Bush, il est important d'investir dans les technologies en matière de séquestration du carbone, de nucléaire ou encore d'énergie solaire. «Nous assistons à une formidable réponse du secteur privé, qui investit des milliards de dollars chaque année dans des projets sur l'énergie», a-t-il précisé au sujet des Etats-Unis, ajoutant que «depuis 2001, les Etats-Unis ont dépensé plus de 35 milliards de dollars (soit 25,8 milliards d'euros) dans la science liée au climat, le développement de technologies et les partenariats internationaux pour combattre le changement climatique». Toutefois, les mesures réglementaires tardent.

Certes, le président américain vient de demander à quatre agences fédérales d'établir, d'ici la fin de son mandat, des réglementations pour réduire les émissions de gaz à effet de serre des voitures et des camions. Mais selon le Washington Post, certains démocrates, environnementalistes et experts de l'énergie pointent du doigt un process de décision trop long alors que le président pourrait prendre des mesures immédiates. Selon le directeur du groupe environnemental le Sierra Club, George W. Bush a l'autorité pour «élever les normes de consommation des véhicules (1) qui n'ont pas été modifiées depuis deux décennies», et «il peut et devrait agir dès maintenant».

Le contexte est tendu avec d'une part des prix de l'essence très élevés et de l'autre, l'avis de la Cour suprême qui a requis il y a peu la mise en place d'actions exécutives pour réduire les gaz à effet de serre (2). En début d'année, George Bush avait lancé le «twenty in ten», un plan pour diminuer de 20% l'utilisation de l'essence dans les 10 prochaines années. «C'est une mesure substantielle pour notre pays qui a beaucoup d'automobiles», a souligné Samuel Bodman.

Malgré les différents rapports rendus par le Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat (Giec) (3), l'administration Bush demeure sceptique sur les causes du réchauffement climatique. «Je ne pense pas que la science défende un lien spécifique entre une hausse des températures et des niveaux de CO2», a ainsi confié Samuel Bodman.



(1) Ces normes sont nommées Corporate average fuel efficiency (Cafe)

(2) Voir l'article du JDLE: «CO2: l'administration Bush épinglée par la Cour suprême»




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